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lundi 14 janvier 2013

-La roue qui tourne…(société)


Elle ne tourne pas vite, mais elle n’arrête jamais.
Ce matin, un bol de café au lait à la main, le nez dans le journal…
Un matin comme les autres.
Comme demain sans doute, et la semaine prochaine, si Dieu ou quoi que ce soit le veut.
Si mon cœur ne flanche pas d’ici là.
Si ma raison ne s’effrite pas au point de ne plus me rappeler qui je suis.
Ahhh, l’arôme, le goût, l’effluve chocolaté d’espresso latté et la chaleur.
Quelle grisaille pourrait venir à bout de ce petit bonheur,  équitable de surcroit?
Le chroniqueur parle de notre bon parti conservateur.
Il mentionne l’absence totale de transparence, la volonté évidente de contrôler les médias à défaut de pouvoir les bâillonner complètement.
La bataille contre l’avortement et les homosexuels, l’appui inconditionnel à Israël, le glissement du Canada axé sur le pacifisme vers une nation belliqueuse.
Nous sommes en guerre contre la chine qui s’infiltre sournoisement dans notre économie et contre les islamistes, vastes communautés richissimes et puissantes  ou très pauvres et facilement endoctrinables.
Ce parti qui soulève aussi une volonté de ne pas tenir compte des effets écologiques désastreux de l’exploitation des pétroles bitumineux.
Une chronique de plus sur un sujet abondamment couvert, mais dont personne ne semble se souvenir.
À croire que les Canadiens de l’ouest ne lisent pas les journaux.
J’ai entendu parler d’un parti fédéraliste et socialiste qui prônait le christianisme.
Il luttait fort contre le chômage, proposait des loisirs et des fêtes pour la population.
Ce parti se voyait comme le grand protecteur de la nation, prêt à pourfendre les ennemis du peuple et de ses intérêts. En se dotant rapidement d’une armée de guerre puissante pour parvenir à ses fins, il a pu mener la guerre contre ses ennemis, mais aussi contre tous ceux qui s’opposaient à sa vision ou ne cadraient pas dans ses valeurs.
Les homosexuels.
Les artistes.
Les juifs.
Vous aurez compris que je parle du Nationalsozialismus, dont l’acronyme « Nazisme » est une contraction.
Je ne dis pas que les conservateurs sont des nazis!
Mais je sonne la cloche.
Gardons les yeux ouverts.
Avec les événements de l’été rouge 2012, il est facile de voir que le pouvoir politique peut prendre les moyens qu’il veut pour mater les gens qui ne seront pas d’accord avec ses décisions, aussi discutables soient-elles.
On voit aussi que les élus de tous les rangs sont presque intouchables.
(un petit vidéo pour les curieux à voir, ici)


Je vous encourage (encore) à relire  1984 de George Orwell aussi.
Pour comprendre l’incroyable force de la propagande. Pour saisir aussi que nul n’est à l’abri du conditionnement.
Plus que jamais, il faut faire preuve de jugement et agir.
Il est facile de sortir dehors en épousant une cause sans se casser les méninges.
On peut brandir le poing, et se retrouver dans le mauvais camp, sans avoir compris quoi que ce soit.
Victime d’un mouvement social.
Les passions rendent l’humain terrible et vulnérable.
Restez intègres et musclez votre pouvoir de réflexion.
Nous traversons une période noire.
Celle d’avoir à notre disposition des outils incroyables de communications et l’accès à l’information.
La possibilité de nous instruire, et de ne pas répéter les erreurs de notre histoire.
La capacité d’être créatif.
Et surtout, oui surtout, celle de ne rien faire.

Bon.
Mon café est froid maintenant.

vendredi 11 janvier 2013

-Lapsus historique…(société)



Je suis passé devant le motel 
R-100 hier midi.
Situé sur le boulevard Chambly, à la hauteur de l’aéroport de St-Hubert, un panneau sobre et discret qui passe inaperçu pour la plupart des automobilistes, mais qui s'éclaire la nuit venue.
En le voyant, je me suis dit que je devrais faire un court billet là-dessus.

Ce motel est d’ailleurs le sujet de bien des rigolades entre ma douce et moi. Nous  inventons des scénarios surréels de commis voyageur et de « siestes » cheaps dans ces motels où l’on loue les chambres pour quatre heures, le temps de… 
Le temps de quoi?
Bref.
C’est un motel…
La vie y est un peu plus sordide peut-être.
Quand on doit rester dans un motel, c’est qu’on est fatigué, paumé, ou pressé par le désir à bon marché.
Ça sent la réalité.
Ça sent les amants secrets, les prostitués, les techniciens épuisés de passage pour un contrat. Le gars largué qui n’a plus de maison, qui s’est poussé loin de ses responsabilités. Celui qui a fait une rechute et dont la raison, noyée dans l’alcool, ne se rappelle même plus qu’il a une famille quelque part, dans une maison trop vide d’un père attentionné, attendu.
J’ai de bons souvenirs de ces petits motels, parfois très vieux, de Victoria, proche du Pacifique.
On n’y va rarement par choix… 
Plutôt pas nécessité.
J’aurais parfois bien aimé que les murs me racontent leurs histoires.
Déjà que j’en ai rapporté moi-même.
Des histoires tristes, des joyeuses. Du personnel et des clients qui se retrouvent dans ce monde intemporel. Flottant entre deux époques. Quand on passe beaucoup de temps dans les motels, on a tout vu.
Il faut le vivre pour le croire.

Mais je m’égare.

Je voulais vous parler du motel R-100.
J’ai trouvé un excellent article de la presse ou il en est à peine question. 

On y parle beaucoup des dirigeables par contre.
Le R-100, et son rival jumeau, le R-101.
Daniel Lemay fait même la remarque suivante :

«  Il y avait le R-100, le dirigeable «capitaliste», construit par la Vickers, et, dans le hangar d'à côté, le R-101, le dirigeable «socialiste», conçu par une société d'État formée par le gouvernement travailliste en 1924. »

C’est une tranche fascinante de notre histoire que je ne connaissais pas.
J'avais trouvé une vieille photo d'archive Canada. Je l'avais dédoublé avec un effet miroir pour en faire l'entête du blogue.
Dorénavant, le R100 fait face au R-101.
D’où le titre de "lapsus historique" et le petit changement sur l’en-tête.
Une vieille photo qui, un peu revampée, devient plus actuelle que jamais.

Quelle belle image pour illustrer les enjeux actuels auxquels notre société fait face.






Pour les curieux comme moi, une petite capsule vidéo sur le R-100 
J
Et si vous supportez d'entendre les craquements d'un très vieux disque (attention, c'est vraiment très intense), il y a aussi une chanson d'époque de La bolduc: 
Toujours L'R-100 




.

jeudi 10 janvier 2013

-Le cirque des bien pensants présente : la bêtise planifiée qu’on est forcé d’avaler…. (société)



Dans la presse du 3 janvier 2013, un petit encart…
Discret.
Sympathique même.
Avec un joli petit logo minimaliste et efficace.
Un survol rapide permet de comprendre que les ampoules DEL ont fait des pas de géants.
Un produit impressionnant par son rendement énergétique et sa durabilité.

(Bruit de disque en vinyle qu’on vient de rayer)…

La toute fin de l’article mentionne qu’en fait, il s’agit d’une forme d’obsolescence planifiée puisque 3M produira en grande quantité des ampoules DEL dotées d’une durée de 1000 heures.
Sachez que les ampoules DEL sont connues pour avoir la capacité d’éclairer pendant 10 000 ou même 100 000 heures!

Je ne trouve pas les mots pour qualifier ce genre d’agissements.

 J’ai bien trouvé quelques traces sur le web, à propos d’obsolescence planifiée, qu’on nomme aussi  désuétude ou obsolescence programmée.
Mais presque rien.
Je peux citer le réseau écologiste « les amis de la terre » avec la déclaration suivante :

«Malgré une action en justice aux États-Unis, Apple innove régulièrement pour maîtriser la durée de ses produits».

Ce qu’on leur reproche?

-Six générations d’I-phone en cinq ans
-Trois générations d’I-pad en deux ans.

L’impact en exploitation de ressources naturelles est énorme, mais la surproduction de déchets atteint un niveau délirant.
Ici, on ne parle que des produits Apple réservés  à une certaine élite de notre société.
Il est toujours possible de s’abstenir d’acheter ce genre de produits et d’arriver à vivre.
Mais tout ce que nous achetons est conçu pour briser rapidement.
Combien de temps, de ressources et d’énergie pouvons-nous encore consacrer à la gestion des déchets et à l’endettement des gens moins fortunés?
Parce qu’il faut du personnel et de l’équipement pour traiter cette quantité ridiculement élevée de déchets générée pour enrichir ceux qui sont déjà immensément riches.
L’ironie de s’arrête pas là.
J’ai toujours dit et pensé que les riches payaient moins cher.
Parce qu’ils ont les moyens, sans payer d’intérêts.
…Si seulement on était moins pressé d’assouvir nos désirs….
Mais cela est un autre débat.
Enfin. Dans le besoin, je vois souvent les gens acheter le modèle X le moins dispendieux. Pas par choix, mais selon leur moyen.
Lequel modèle X ne fonctionne pas vraiment bien et finie par briser après un court laps de temps.
Forcé de racheter un nouveau modèle, le consommateur en question aurait pu s’acheter la version de luxe une première fois, au lieu d’acheter deux ou même trois modèles moins chers qui n’auront pas duré dans le temps.
Moins dispendieux (et efficace) sur le coup, mais beaucoup plus cher à moyen ou long terme.
C’est désolant.

Pourquoi n’existe-t-il pas un organisme chargé de réglementer tout ça?
Nous pourrions donner des crédits d’impôt aux compagnies qui font des efforts quantifiables en ce sens, et pénaliser les compagnies qui continuent à engranger des profits sans êtres redevables de leur comportement néfaste et pour l’environnement, mais aussi pour la société.
Je crois que nos ministres de l’environnement sont des bouffons.
Et ceux de l'économie sont les administrateurs du cirque.

jeudi 3 janvier 2013

-Ma muse et ses dragons (société)



Ma copine nous a abonné à Nouveau Projet.
De là, elle m'a offert leurs deux essais, soit La juste part et Année rouge.
J'ai personnellement bien aimé La juste part. On y trouve, entre autres, de bons arguments pour les indignés en herbes. 
Si seulement la masse des intransigeants et des indécis pouvaient le lire.
Pour les curieux, voici un article de la Presse qui devrait vous convaincre: voir l'article.
Seulement, voilà...
Si vous lisez ce blogue, c'est que vous êtes déjà curieux. C'est un signe d'intelligence qui diminue l'épaisseur du mur de la zone de confort.
Vous ne faites pas partie de ceux qui veulent empêcher à tout prix qu'on change le monde.
Vous êtes déjà trop allumés.

J'espérais me retremper dans ce genre de littérature avec Année rouge.
(si vous voulez voir un article du Devoir à ce sujet, cliquez ici)
Si ma blonde pouvait intervenir, elle vous dirait qu'elle avait hâte de me voir le terminer, cet essai.
Chaque page me replongeait dans un bain de colère. Je devenais irritable, colérique, découragé...

Charest est défait.
De justesse...
Rien n'a vraiment changé. Tout est à faire.


Durant cet été torride qui n'a rien eu à voir avec la météo, je me rappelle ne plus savoir quoi faire avec ce bouillonnement sanguin qui me montait aux tempes.
J'attendais à l'urgence depuis des heures et je me suis mis à écrire. Je couchais les mots sur mon carnet comme des cris aux visages des indécis.
C'est sorti sous forme de slam... Comme une complainte impuissante. Un avertissement.

J'ai fini par quitter l'urgence et rentrer chez moi, malade comme un chien, sans avoir rencontré de personnel médical.
Pendant ce temps là, à la radio, on entendait que le système de la santé va très bien.
Le Dr.Barette lui, disait qu'il allait forcer les médecins à travailler plus (sic).
Il y avait déjà un parfum de scandale qui émanait du CUSM.

"Ma muse d’excuses,
celle qui m’empêche,
Rétive revêche,
De m’accomplir, de m’envoler,
Qui me retient loin de mes rêves,
Me cloue au sol,
Qui m’extrapole.
C’est mon down d’héroïne,
C’est ma copine de calvaires,
Celle qui justifie mes échecs,
Qui garde mes ailes collés
Quand je suis en chute libre,
Que j’ai osé sauter,
M’élancer dans le vide.
Elle me sourit, m’embrasse,
Masturbe mes illusions,
Me fait un cum shot de procrastination.
C’est le morpion qui prend toute la place
Devant mes illusions de perfection.
Celle qui me dit qu’espérer,
Manifester, revendiquer, ça m’emmènera nulle part,
Qu’y aura jamais de nouveaux départs.
Je suis comme un volcan!
Je bous par en dedans!
Salope, fout le camp!!!
Le poing levé, je me sens damné,
Un gout de sang dans la bouche.
Un gout de fer salé.
Une envie de destruction,
Une rage de briser ma cage.
Un refus de destinée,
De docilité médiocre,
D’endormitoire programmé.
Je vomis votre propagande,
Vos belles promesses non tenues,
Vos clubs select,
Vos enveloppes brunes pleines de mon ca$h.
Votre SAAQ vide aux poches profondes.
Cessez de forer dans nos têtes pour y verser vos gaz sceptiques.
Vous avez contaminé mon âme.
Lucide mon cul : Je veux me purger de vous.
J’ai droit, je prends!
Je suis ensemble, je donne l’exemple!
Je fonce dans mes idées!
J’écris la naissance d’un monde meilleur,
Je crie aux insouciants,
Réveillez-vous! Y a du travail à faire!
Y a mon épaule à votre roue,
Y a mon eau dans votre moulin,
J'suis là, vivant, malin!
Mes yeux sont ouverts pour voir demain!"

Plus tard, en voyage à Cuba, j’ai pris le temps de relire 1984 de George Orwell.
Même sensation de vertige.
Même impression que c’est là qu’on s’en va.

Pour 2013, je veux travailler à construire du constructif.
Jeter des bases.
Agir.
Brasser des idées et donner l’exemple à mon échelle.
Ça vous tente?
Je vous invite!
À nos marques!
Prêt!
Écrivez, criez, vivez!
Inspirez!!!



-Le choix (Philo-débat)


Choisir, c’est renoncer.
C’est se libérer des autres possibilités pour s’approprier un bout de chemin.
C’est tuer la victime en soi.
C’est crier haut et fort : je suis libre de faire ce que je veux jusqu’à ce que je choisisse autre chose!
C’est parfois même choisir sa propre croix pour en atténuer l’horreur.
C’est là que tout cesse d’être limpide.
Renoncer, pour moi, est le prélude avant de lâcher prise.
C’est la frontière qu’il faut franchir.
Un styx que nulle barque ne peut traverser sans faire naufrage.
J’y vois l’échec grimaçant qui savoure sa victoire et mon sang qui se glace.
Choisir entre un job aliénant ou une carrière excitante mais sans sécurité financière?
Choisir entre mettre du pain sur la table pour les enfants à tous les jours, ou leur donner comme modèle un homme éteint et soumis qui accepte de mourir un peu, à chaque jour qui passe, submergé par une existence inutile sur le chemin d’un non destin.
Les choix, pour moi, sont toujours difficiles. Ils sont le barrage dans le flot de mes rêves.          
Je comprends le principe, qui fait qu’une victime reprend le pouvoir de son existence lorsqu’elle choisit pleinement sa condition et l’assume complètement.
Je le comprends, mais je deviens fiévreux, fatigué. 
J’ai de la difficulté à me concentrer.
Je résiste et je lutte jusque dans mon inconscient. Je suis programmé de cette façon.
Je finis par arriver à choisir, mais au prix d’une lutte épuisante avec moi-même.
Évidemment, j’imagine qu’on peut aussi choisir de ne pas choisir et assumer le résultat.
Mais il y a toujours cette voix qui réclame d’avoir le choix.  Elle ne veut rien céder.
C’est la peur de faire le mauvais choix. C’est aussi celle de déplaire.
La crainte d’être poursuivi par le regret d’avoir été inapte à bien choisir.
Choisir d’étudier un métier qui finalement, ne convenait pas.
Avoir des enfants avec une partenaire qui n’en voulait peut-être pas.
Et pourtant.
Nos échecs forgent notre fort intérieur. Comme mon grand ami Nietzche, à qui je ferais bien une jambette de temps en temps, dit si bien; « Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort ».
Même si ça n’a pas marché avec la mère de mes enfants, je ne pourrais imaginer avoir eu des enfants avec quelqu’un d’autre. Ils sont la prunelle de mes yeux, mon oxygène.
Ils me remuent l’intérieur d’inquiétudes et de joies.
Je ne voudrais revenir en arrière pour rien au monde et risquer de perdre ce cadeau précieux, acquis dans l’adversité d’une relation qui n’en aura jamais été une, au final.
Tout!
Tout m’indique que je dois apprendre à faire des choix facilement.
Ce que je suis devenu.
Ce que je vais devenir.
Pourquoi lutter… Que faut-il comprendre de ce handicap crasse qui me turlupine et me vide parfois de mon énergie?
Lutter, c’est vouloir survivre. C’est chercher à conserver ses acquis.
On  ne lutte pas pour quelque chose qui nous tue à petit feu.
Ou peut-être que si?
Qu’y a-t-il de payant à être malheureux, à manquer les belles opportunités?
Où est le réconfort de s’enfoncer dans la dépression quand le salut est dans ce grand bol d’air frais qu’est l’action et le renouveau?
Est-ce la peur d’être responsable? De ne plus pouvoir blâmer personne d’autre que sois même?
C’est peut-être la peur d’empirer sa situation en faisant un nouveau choix qui ne sera pas porteur des promesses escomptées.
La peur…
Qui paralyse.
Qui détourne notre regard de l’horizon et nous force à contempler le passé.
Celle qui nous attache dans l’obscurité pour nous «protéger » de la lumière.
Je persiste à dire que sans rêves, il est presque impossible de s’épanouir...
 Mes rêves sont dans une impasse. Ils sont si lointains, que j’entends à peine leurs murmures à travers les brumes.
Je ne sais plus vers où aller. J’ai perdu mes repères.

Je ne sais pas dans quel métier me diriger. Rester travailleur autonome?
Devenir salarié?
Retourner aux études?
Tout ça en même temps?
Lorsque j’aurais enfin compris ma place et trouvé ma voix, je pourrai foncer vers l’avant.
Tout sera limpide, plus simple. Je pourrai canaliser mes énergies et redevenir efficace.
Alors le choix sera simple.
En attendant, il me faut lutter.
Je dois trouver le bon choix. Ou lâcher prise, et me laisser voguer…
Ah non!
J’ai déjà choisis de chercher…
Chercher le bon choix, rien de moins.
J’assume cette quête personnelle vars le bonheur professionnel.
J’accepte que ce ne sera peut-être pas facile.
Alors…
Alors quoi?
Afin de laisser la place à la réflexion, sans autre épilogue, Je choisis donc de cesser d’écrire sur le choix.
Faut bien commencer quelque part, non?


-Les Attentes (Philo-débat)


Déni?
Rêves?
Fantasme…
Projection concrète ?
Espérances…
Désespoirs…
Bienvenue au pays de la météo… 
Dans un univers où je voudrais performer et réaliser mes buts les plus fous.
Aujourd’hui, probabilités de réaliser mes objectifs de 60%.
Taux d’évènements contraignants de 20%.
Satisfaction relative de 25%.

Demain, ensoleillé…
Les attentes sont un château de cartes… Un salut financier au casino.
Je dis toujours que si les attentes exacerbent le désir, elles finissent souvent par tuer le plaisir.
Elles sont le prélude de la déception.
Elles sont l’enfant en nous, qui constate qu’un comptoir de limonade à cinq sous le verre ne pourra pas remplacer le job que papa a perdu.
Un espoir fou, qui donne des ailes. 
Une pensée fugace qui nous fait sourire.
Un boulet qui peut nous plonger dans l’abîme.
 Pour moi, c’est un paradoxe. Une quête d’un juste milieu fluctuant.
J’aime cette douce folie, cette ambition qui donne des ailes.
Toute grande réalisation commence par un rêve.
Mais une fois engagé sur le chemin de la réalisation, il n’est plus permis de regarder en arrière.
Nietzsche affirme que « douter, c’est ouvrir la porte à l’échec ».
Est-ce que l’attente est le maillon faible de la détermination?
L’attente du retour de celle que j’aime, après une longue absence, qui rend ce long baiser plus savoureux que tous les festins gastronomiques de la terre.
La différence entre faire l’amour et faire le sexe…
Le climax, propulsé par l’attente, car on sait déjà notre compatibilité chimique.
Puis quoi?
La routine…
Le quotidien et ses irritants qui nous font sourire… 
Mais qui, comme les vagues, grugent la falaise immuable, la réduisent doucement en sable.
L’amour se transforme en sexe.
Devient banal.
On oublie ce qui est toujours présent.
On s’oublie. On se perd.
Disparition de l’amour vers le néant d’une vie de labeur.
Alors peut-être que les attentes sont le sel de la vie?
Trop de sel vous durcit les artères… Cela finit par vous tuer.
Pas assez de sel….
Aucun goût.
Plus d’électrolytes.
Pas d’action.
Bon…
J’ai de grandes attentes en ce moment.
Je vais trouver le juste milieu.
Je m’y attèle maintenant. Mais je dois préparer le souper.
Peut-être après le lavage.
Ce soir, il y a cet ami que je n’ai pas vu depuis longtemps.
Demain alors.
Mais demain, c’est si loin.
Et si ma mémoire est bonne, lorsqu’on annonce ensoleillé, il finit parfois par pleuvoir, alors qu’à l’inverse, on peut rester à la maison et manquer une belle journée.
On ne peut rien prévoir avec exactitude.
C’est la seule chose exacte que je sache, en dehors de la certitude de mourir et de payer des taxes.
Sans attentes, on ne peut-être déçu.
Mais il manque ce petit «oumpf ».
Moi qui suis si affecté par l’ordre des choses… Je suis condamné à vivre dans le chaos.
Alors soit!
C’est mieux de valoir  la peine!
Je ne m’attends à rien de moins.


-La souffrance (Philo-débat)



Pour certains, elle lave les péchés du monde.
Pour d’autres, elle fait office de justice.
Elle peut être le résultat d’un évènement auquel on ne trouve pas d’explications.
Elle devient inexplicable, sans raison.
Comme la perte d’un être cher qui laisse tant de questions sans réponses, perdu dans l’obscurité entre tant de possibles qui se chevauchent dans le chaos.
Mais sans la souffrance, comment pourrions-nous quantifier le plaisir?
Il serait acquis, normal, banal.
Quel serait le moteur qui nous pousserait à commettre des gestes insensés pour l’être aimé?
Quelle serait la frontière qui nous indique que la mort rôde et nous attend si nous continuons dans cette direction.
Elle est universelle, faisant fi de la richesse ou du sexe, mais elle se régale particulièrement des êtres dont le cœur immense les empêche d’être distants.
La souffrance nous apprend la compassion, elle tisse les liens du sang et bâtit des amitiés à l’épreuve du temps.
C’est l’épreuve nécessaire, le passage rituel, la marque qui nous rend notre humanité.
Elle fait de nous un adulte, parfois avant le temps.
On peut vouloir s’en protéger en dominant son corps au-delà de ses limites physiques, mais elle a encore le pouvoir de s’insinuer dans le cœur des plus forts pour les mettre à genoux et les écraser dans un tourbillon de larmes.
Elle nous apprend l’humilité.
La compassion.
L’amour.
C’est la nuit qui ouvre la porte au soleil.

Ce sont des mots que je puise loin.
Ils sont peut-être trop lointains pour ma fille cadette.
Dis-toi que lorsque ta main est enfouie dans la mienne, plus rien ne peut l’atteindre.
J’ai accumulé toute ma souffrance pour en faire un bouclier et te protéger.
Parfois, quand je suis avec vous, j’ai presque l’impression que mon cœur de père pourrait arrêter la charge d’un train.
Ma blonde à raison.
Vous me rendez invincible.
Jamais je n’hésiterais à me sacrifier si j’avais à le faire.
Vous m’avez montré un côté lumineux de la vie que je ne connaissais pas. Je vous en serai toujours reconnaissant.
Vous avez nourri quelque chose qui a grandi, puis a fini par prendre tant de place. Une grosse boule de chaleur et d’amour qui m’a transformé.
Vous m’avez montré, avant même de le connaître, ce qu’est le véritable amour.