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mardi 29 janvier 2013

-L’Algérie n’est peut-être pas un pays distant… (politique, société)


La prise d’otage sanglante qui s’est emparée des médias il y a déjà plus d’une semaine était une véritable bombe en Algérie.
La plaie n’a jamais été complètement cicatrisée depuis la guerre civile entre 1991 et 2002.
L’amnistie n’a eu lieu qu’en 2005. Il faudra encore des décennies, pour que les nouvelles générations puissent peut-être arriver à vivre en paix avec les actions du passé.
Mais ce mince espoir menace de voler en éclat avec les derniers événements.
Le gouvernement algérien vient d’être propulsé en avant-plan de la scène internationale, avec un lourd bilan.
Des actions musclées risquent de polariser la population, alors que la communauté internationale exigera une démarche rapide pour protéger les marchés.

Ce que les islamistes radicaux reprochent au gouvernement algérien?

De laisser les Français utiliser leur espace aérien pour participer au conflit malien.

Il n’y a pas que l’Algérie qui soit à risque. 
Comme le gouvernement canadien n’a décidé d’envoyer qu’un c-17 pour aider les troupes françaises au Mali, nos services d’ordre ne sont pas sur un pied d’alerte. 
Mais si la pression devient trop forte et que l’engagement devient inévitable, la tension risque de devenir palpable.
On pourrait donc s’attendre à un accroissement des mesures de sécurité dans les points névralgique comme les aéroports et les douanes.

Qui aurait pu croire qu’une crise au Mali puisse faire des vagues jusqu’au Canada?

Le Web et les médias sociaux rapprochent les réalités en dehors de nos frontières.
L’Égypte est maintenant dans notre cours. 
La place tahrir se taille une place dans nos salons.
Nous n’avons pas à nous munir de masques à gaz ou à nous protéger des matraques et des balles, mais notre cœur voit bien que de plus grands sacrifices seront encore demandés pour qu’il y ait « peut-être » des changements.
Nous pouvons les juger, trouver que leurs décisions ne sont pas les bonnes, mais… leur plus grande erreur serait certainement de ne rien faire.

Nous sommes témoins de drames, malgré la distance. Et nos actions, ou notre inaction nous impliquent dans des situations qui nous échappent.
Nous sommes en guerre.
Une guerre floue, qui n’est plus seulement militaire, mais aussi idéologique. C’est une guerre contre l’intolérance.
L’ennemi veut nous responsabiliser pour ne pas avoir choisi sa voie.
Il veut nous faire croire qu’il n’y a qu’une façon de vivre. 
Que l’harmonie ne peut résider dans la liberté de penser et dans le respect.
C’est une guerre contre la liberté.
Nous sommes tous en danger, car les factions radicales ont le champ libre.

Je cite encore G.W.Bush à la suite du 11 septembre?
« Vous êtes avec nous, ou contre nous »…
N’est-ce pas une forme de terrorisme?
La terreur, c’est la peur de subir des représailles si on ne se conforme pas aux exigences de l’autre.
D’où la facilité à devenir terroriste à notre tour.
Je sais qu'on ne peut pas comparer ce qui se passe d'un pays à l'autre, mais je crois qu'effectivement la collectivité va devoir un jour se lever pour réclamer le droit à l'égalité et au respect pour tous!
Je découvre aussi que pour sortir de sa zone de confort, il faut malheureusement des évènements extraordinaires.
Espérons qu'il n'y aura pas trop de victimes.
Ras-le-bol des intégristes, politiques, religieux, de tout acabit en fait.

J'imagine que même un intégriste de l'amour pourrait finir par nous pourrir la vie
Je pense que, rendue au point où nous en sommes, la religion n'est qu'une plateforme pour forcer les gens à épouser une cause, au même titre que la politique ou toute autre compulsion névrosée reliée à la soif du pouvoir.

Les « bullies » ne sont pas que dans les cours d’école!

Plus que jamais, soyons sur nos gardes pour rester intègres et ne pas verser dans la folie.
Celle qui pousse les gens à commettre des actes irréparables.
Soyons et restons de bons citoyens, les yeux ouverts. 
À l’affut. 
Prêt à aimer et se tenant debout face au terrorisme.
Ensemble, nous sommes plus forts que tous les « bullies » de la planète, religieux ou politiques.

Notre planète, de plus en plus petite. 
Et nos voisins, comme l’Algérie, ou l’Égypte, qui sont peut-être moins différents de nous que nous le pensons.



dimanche 20 janvier 2013

-Suicide marin…(société)


Nous retournons, chaque année, redécouvrir les lanternes chinoises.
Le jardin chinois est déjà splendide par lui-même. Les lanternes ne font qu’ajouter au délice et à la magie.
Ce peuple, que je trouve énigmatique, sera peut-être celui qui nous amènera la solution pour bien des déboires écologiques.
Industrieux, ambitieux, mais peu enclin à réaliser l’impact des ses actes sur l’écosystème.

Pourtant.

Comment fait-on pour gérer un milliard d’êtres humains?
La logistique et l’administration d’un pays aussi peuplé nous échappent. Nous ne pouvons à peine commencer à imaginer l’ampleur d’une tâche aussi titanesque.

Être chinois, c’est comprendre la futilité de l’être humain.



Sur le site du Jardin botanique, nous avons visité le camp de base du voilier Sedna IV. Dans le bâtiment, une exposition des plus intéressantes.
Des enjeux, une volonté de faire connaitre la biosphère et les nombreux défis qui la menacent.
Puis l’innommable.

Les continents de plastiques.

La découverte de millions de tonnes de déchets s’accumulant dans les gyres de la planète. Il y a 5 gyres en tout,  sorte de vortex alimentés par les courants marin.

On retrouve énormément de déchets volumineux sur les côtes, mais les déchets retrouvés dans les continents de plastique sont partiellement décomposés à l’état de microdéchets. 
Ils flottent entre deux eaux, pratiquement invisibles de la surface. Mais les mammifères et les poissons qui se nourrissent de plancton les absorbent et en meurent. Si le poisson ne meurt pas avant d’être pêché, la concentration de DDT y est très élevée.


Un de ces continents, par exemple, couvre 700 000 km² d’océan où la densité du plastique est 6 fois supérieure à celle du plancton.
Même s’ils se sont dégradés en microdéchets,  les particules de plastique prendront 500 ans pour se décomposer.
Comme nous ne sommes pas près de diminuer notre production et nos habitudes de façon globale, qui sait l’ampleur que prendra ce phénomène?
Pour rendre ce désastre encore plus cauchemardesque, comme le problème est principalement localisé en eaux internationales, qui voudra s’en occuper? Quels pays voudront fouiller dans leurs caisses, alors que leurs populations grognent, écoeurées des profits obscènes engrangés par les banques, de la corruption, de la collusion et de leurs capacités de plus en plus réduites à se prévaloir d’une belle qualité de vie.

Qui sait.

Peut-être la chine sera-t-elle la seule à pouvoir nous donner la solution.
Les problèmes de cette ampleur sont une normalité pour ses dirigeants.
Cette nation belliqueuse qui tente de s’imposer par tous les moyens, militaire, économique… Pour qui la biodiversité n’est pas importante, au même titre que les autres nations pouvant freiner son expansion comme les Tibétains.

Cette nation assoiffée de pouvoir sera peut-être celle qui nous sauvera.

Mais voilà… 

Nous sommes à perpétrer un suicide marin collectif et notre seul ami voudrait bien nous voir ramper à ses genoux.

Y a-t-il quelqu’un qui connaitrait le numéro d’une ligne de prévention du suicide mondiale?