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jeudi 13 février 2014

Vision trouble (société, économie)




Combien de notes sur les scandales politiques, financiers, sur la corruption et la mauvaise gestion des fonds publics? Combien d’articles de journaux, de bulletins de nouvelles, d’émissions de radio?

Je vis au Québec, dans l’agglomération de Montréal. Une grande ville qui repose sur des réalisations modernes durant la foulée des grands projets des années 1950 aux années 1970.
Des années où tout semblait à bâtir.
Des échangeurs gigantesques, un stade de renommée internationale, des gratte-ciels, un métro sous-terrain à la fine pointe de la technologie. 
Des barrages hydro-électriques phénoménaux. 
Un pont-tunnel, un pont Champlain, un pont de la Concorde, une exposition internationale. Rien ne semblait pouvoir arrêter les bâtisseurs.
La démesure était un concept qui ne s’appliquait plus. Nous étions un peuple de géants bâtisseurs.

La corruption existait déjà, nous en fûmes témoins.
Elle n’empêchait pas les projets de voir le jour.
La prospérité était là pour qui voulait travailler et y croire.
Que s’est-il passé?

Pour qu’aujourd’hui tous les ponts soient en travaux et menacent de s’écrouler...
Je n’exagère pas, sur les cinq ponts qui desservent la Rive-Sud, quatre étaient réduits à une seule voix il y a quelques semaines. Je me suis fait prendre plusieurs fois dans des bouchons aux petites heures du matin en revenant de travailler sur des chantiers de nuit.
Le seul pont en bon état, c’est le pont Victoria, ouvert en 1859.
Nos infrastructures croulent, les procès de corruption abondent, et rien ne semble vouloir bouger.
Il faut remplacer les ponts sinon Montréal étouffera. C’est la catastrophe.


Alors on crée des commissions, on fait des études, on tergiverse.
On propose des solutions qui coûteront cher, très chers.
On annonce aussi que les contribuables devront payer plus.
Mais je vois…
Des infrastructures majestueuses, des milliers de tonnes de béton à l’abandon.
Je vois un parc olympique sous-utilisé, parfois presque à l’abandon.
Je vois la biosphère, dont le gouvernement vient de fermer le musée de l’environnement où des gens passionnés et engagés travaillaient, immobile dans la neige.
Je vois des salles immenses, à l’abandon, sous le pont Jacques-Cartier.

Des citoyens ont proposé comme solution de remplacement pour le nouveau pont Champlain, un pont aménagé qui pourrait comporter des commerces et des espaces de vie publique.
Voilà qui pourrait rentabiliser le pont et le rendre plus attrayant. Occuper ces structures gigantesques, utiliser le béton et la surface pour que tous puissent en profiter.

En fait, ce que je constate dans cette note, c’est le manque de vision des élus et de la population en général.

Lorsque les étudiants sont descendus dans la rue, on les a condamnés immédiatement, sans essayer de voir quelles étaient leurs revendications. Notre société refuse de voir.
Voir que ça ne va pas, mais on s’en doute. Mais surtout, ne pas vouloir changer quoi que ce soit à un système qui est voué à s’écrouler, emportant tout avec lui.
Pourquoi ne pas faire exception et ne pas attendre d'être pris à la gorge, enfin « prévoir »? Puisque tout est dans ce mot : voir au loin, s’y prendre avant qu’il soit trop tard, prévenir, prévoir!

Notre société considère que les écrivains, les artistes et les philosophes ne sont plus nécessaires. « Ce ne sont pas eux qui construisent notre société ».
«Ce ne sont pas eux qui nous permettent de développer des technologies de pointe ».
Bref, les sciences humaines ne sont pas là pour nous rendre prospères. Ce sont des fumistes Bohême qui dépensent leurs acquis facilement, n’ayant qu’à vivre aux crochets de la société.

Collectivement, nous devons trouver des solutions novatrices et originales. Nous devons récupérer ce qui existe déjà, recycler, regarder ce qui est déjà en notre possession et se le réapproprier. Créer avec des yeux nouveaux.
Pourtant, les universités et les collèges produisent des milliers d’ingénieurs et de techniciens plus doués les uns que les autres.
Malheureusement, nos universités et nos collèges produisent des nains aveugles.
Rien d’ambitieux, qui changera le monde d’une façon spectaculaire.
C’est ce que nos gouvernements souhaitent. C’est ce qu’ils achètent.


Pas de philosophie, pas d’éthique.
Pas de visions éclatées qui nous permettent de voir autre chose que nous ne connaissons pas.
Nous avons créé des usines à moules et en sommes devenus prisonniers.
Comment fait-on pour briser un moule?
Je pose la question?

Il ne faut pas brimer les rêveurs, il faut les cultiver pour s’en inspirer.

dimanche 24 mars 2013

La lumière éteinte... (société)


Je réalise que ça fait un bout de temps que je n’ai pas alimenté le blogue.
Régulièrement, je me demande de quoi je pourrais bien parler, moi qui aie mon opinion sur tout!
Rien ne semble vouloir venir.
J’ai lu un très bon article aujourd’hui, à propos des origines des clans mafieux montréalais.
J’entends les échos lointains de politiciens dans la chambre des communes, le brouhaha des sénateurs et des hauts fonctionnaires qui continuent de faire comme avant, depuis toujours et pour longtemps.
Mais pas d’ulcères ni de brûlements d’estomacs.
Pas même un soupir.
Les manifestations étudiantes poursuivent leurs routes, l’hôtel de ville de Montréal est toujours aussi arrogant et déconnecté.
Les coupures et les nouveaux programmes le sont d’autant plus.
Je vois, j’entends parler de mariages gais déboutés, de violeurs impénitents et de gens qui les supportent.
Je constate que la pauvreté grandit et que les riches engraissent sans cesse malgré des climats économiques moroses.
Je vois que ma classe disparait rapidement et qu’un jour, ça finira ben par éclater.
Pourtant…
Mon côté avide de croisades et de justice ne bronche pas.
Mes émotions militantes sont en dormance.
C’est que je n’avais plus de travail depuis longtemps.
Mes recherches n’aboutissaient nulle part.
J’étais en errance, peut-être même en dépression, qui sait?
J’ai mille expériences, mais peu de spécialisations.
Je suis efficace et loyal, impliqué, proactif.
Comme tous les autres, sur papier.
J’ai rejoint, momentanément, les 74%.
Je ne le sais pas.
C’est quelque chose qui se fait doucement.
Non. Rien de doux là-dedans. C’est une tragédie intime. L’estime de soi qui disparait dans le néant. J’avais l’impression de ne plus pouvoir apporter quoi que ce soit à la société, à mes enfants, à ceux que j’aime.
Puis la roue s’est remise à tourner.
Je me suis plongé dans le travail.
J’ai consolidé mes dettes.
Je cherche à garder mes acquis.
Je n’ai plus le temps de militer.
Je suis à survivre. Comme tant d’autres.
Le gouvernement et la mafia peuvent m’escroquer à loisir maintenant, je n’ai plus le temps de m’en occuper. J’ai rejoint la meute qui court dans la roue en pensant s’en sortir.
Peut-être même qu’en courant assez vite, je ferai un tour de plus que les autres.
Ben quoi? Rien n’est impossible à celui qui le veut vraiment…
Je ne serai jamais de ceux qui critiquent les indignés et les étudiants, mais j’ai lancé la serviette le temps de me refaire financièrement.
Moi qui me targue de clamer qu’il faut inspirer l’autre 74% de la société qui ne veut pas s’impliquer, sans les juger.
C’est parfois presque impossible.
Quand tu es sur le bord de tout perdre, tu n’as pas le temps d’écouter qui que ce soit. Tu travailles, tu cherches, tu regardes ce qui mettra du pain sur la table pour nourrir ta famille.
Tu angoisses dans ton coin, à deux pas du désespoir.
J’en déduis que le 1% est en bonne voix pour gagner la partie…
La preuve; nous nous appauvrissons de jour en jour.
Pour ce qui est de l’éducation, n’en jetez plus, la cour est pleine.
Si la majorité du monde pense vraiment que la littérature et la philosophie n’ont rien d’important et de précieux à apporter à la collectivité, nous sommes dans la merde.
Well played, Banksy, well played…

J’ai envie d’être positif et d’apporter un peu de soleil sur le net, mais aujourd’hui, je n’y arrive pas.
Le printemps revient bientôt.
Je croise les doigts.





vendredi 1 mars 2013

Sortir de l’auberge (société, économie)


« Nos gouvernements s’accrochent au pouvoir sans convictions politiques, si ce n’est que l’opportunité d’être des rois nègres au service des bonzes de la haute finance. »

Qui a dit ça?
C’est René-Lévesque qui déjà disait tout haut ce qui se savait depuis longtemps.

« 2 grandes traditions qui malheureusement ont marqué trop d'années de l'histoire de la province de Québec. Premièrement le mépris le plus complet pour l'intelligence du citoyen qu'on considère comme une simple marchandise électorale et deuxièmement la servilité d'un parti de roi nègre qui sont en fait les valets de chambres de certains gros intérêts, surtout les plus rapaces, qui eux aussi méprisent la population comme une espèce de tribu arriéré qui est fait pour être exploité à loisir »

Dans la même foulée, il faut aussi voir ce cirque qui perdure depuis toujours : Falardau et « le temps des bouffons » en sont un bon exemple. C’est douloureux à voir.

Vraiment?
Il se trouve de nombreux ouvrages, des centaines de citations, un nombre impressionnant de personnages charismatiques dans le temps, pour clamer l’injustice sociale.
René-Lévesque voyait juste.
Peut-être même un peu trop juste.
Il aimait trop le peuple et voulait son bien, mais il en oubliait de voir ce que le peuple voulait vraiment. Car avec les réseaux sociaux et  l’accès de plus en plus grand à l’information, la seule raison que nos systèmes économiques continuent à fonctionner sans s’ajuster vers une plus grande humanité, c’est que nous sommes collectivement endormis.
En fait, d’écrire le mot « humanité » dans la phrase précédente, suppose que je prends pour acquis que nous ne pouvons, comme peuple, endurer cet état de fait.
C’est peut-être là qu’est l’erreur.
Les beaux discours de leaders charismatiques comme René-Lévesque supposent que les gens rêvent d’un monde meilleur.
Et si ce n’était pas le cas?
Le temps des bouffons suppose qu’il est obscène et indécent qu’un système aussi immonde puisse continuer en catimini. Falardeau le dénonce, il  veut le montrer aux yeux de tous, le crier sur les toits pour que le monde se réveille!
Qui donc à réagi?
Une infime minorité.
Il se trouve des gens qui voudraient y participer, moyennant une rémunération. 
D’honnêtes (?) travailleurs qui ne voient pas l’odieux dans cette mascarade. Pourvu qu’ils puissent payer leur loyer. C’est ainsi depuis la nuit des temps.

Le FRAPRU réclame des logements accessibles.S’ils font une manifestation, il s’en trouvera toujours pour dénoncer qu’ils empêchent les bonnes gens d’être productifs et de circuler.
« Qu’ils travaillent plus! Ils pourront se payer un beau condo!!! ».

Les choix sociaux ne sont pas possibles s’ils diffèrent de la normalité connue. Nous sommes soumis à un énorme réflexe de Pavlov collectif. Les indignés et les idéalistes sont dilués dans le nombre.
En fait, tous les mouvements, comme Idle no more par exemple, devrait simplement grossir les rangs des indignés.
Il faut cesser de diviser tout le monde en petite cause.
Les indignés réclament une meilleure qualité de vie pour tout le monde. Les Amérindiens font partie de tout le monde.
Nous sommes une grande collectivité avec nos distinctions.
Si tout le monde continu à tirer la couverte de son bord, nous n'irons jamais nulle part.
Pour ce qui est des manifestations dégénérant sous les insultes, je trouve vraiment désolant de voir des gens militer sans savoir pourquoi.
Des gens qui se cherchent une cause sans vraiment vouloir s’impliquer.
Manifester n’est pas un sport ou un passe-temps…

Lorsque mes enfants sont allés manifester, je leur ai demandé de ne pas partir avant de pouvoir répondre à mes questions de façons claires et intelligibles.
Je leur ai dit que chacun d’eux, en allant manifester, devenait un porte-parole de sa cause.
Rien de moins.
Ce qui me trouble de plus en plus, c’est de voir que les discours les plus étoffés et les mieux documentés n’arrivent pas à émouvoir ceux qui sont convaincus du contraire.
Pourtant… Pas besoin de creuser beaucoup pour trouver des raisons.
Je prends 2 minutes pour réfléchir et je trouve :
Les banques, qui font des profits records, les salaires des PDG des banques canadiennes qui tournent autour de 10 millions de dollars par années.Voulez-vous savoir les salaires moyens des recteurs ?
Oui, ils gagnent quand même beaucoup moins que les PDG des banques… Mais comment dire aux étudiants de se serrer la ceinture lorsque, du haut d’une tour d’ivoire, on gère une organisation publique de façon douteuse avec des preuves énormes de corruption, de collusion et de négligence?

PatrickLagacé écrivait, durant la dernière campagne électorale de Jean Charest, que celui-ci arrivait à dire, sans sourciller, les pires énormités:

-Tony Tomassi est un bon ministre de la Famille.
-Financer à 100% des écoles privées juives, c'est juste de l'inclusion.
-Pas besoin d'une commission d'enquête.
PAS BESOIN D’UNE COMMISSION D’ENQUÊTE!!!!
Il est bien évident que si vous ne connaissez pas la commission Charbonneau, vous ne vivez pas au Québec.
Quel ramassis de voleurs et d’irresponsables sans aucune empathie (sinon pour leur propre compte de banque).
Je ne parlerai pas des gaz de Schiste, ni des centaines d’autres sujets délicats, y compris les redevances des grandes sociétés et corporations.
Je ne parlerai pas non plus du manque de transparences des grands partis politiques (Libéraux, PQ, etc.) et des scandales qui les suivent et leur collent à la peau. 
Aucun politicien ne semble jamais être redevable de ses actions ou de ses promesses. C’est une énorme farce. C'est ça, le vote stratégique....

Richard Martineau, un autre de nos nombreux démagogues d’estrade, s’est dépêché de critiquer les étudiants et leurs trains de vie.
Aujourd’hui, il se plaint des méchants gestionnaires de la ville de Montréal, qui ont coupé les services et augmentés les taxes pour arriver à payer la collusion et les pots de vin.
Pourtant, les étudiants qui demandent la gratuité ou le statu quo en revendiquant une meilleure gestion sont dans une position assez similaire.
Les indignés sont fatigués d’être témoins de tout ce cirque, et d’avoir à payer pour ça en plus.
Assez, c’est assez!

Pourtant, un matin parmi tant d’autres, j'ai aperçu la lumière d'un phare dans la brume de la nuit.

L’article provenant du cahier Affaires de La Presse, maintenant en ligne, parle de l'autre HEC.
Pour la première fois de ma vie, je m'y inscrirais sans hésitation!
On y parle de théorie sur un modèle de décroissance soutenable, et de la possibilité théorique d'une plus grande liberté dans une économie à l'échelle humaine.

J'ai toujours trouvé que l'économie actuelle ressemblait un peu trop au modèle pyramidal.

Enfin, des gens à contre-courant qui sauront être crédibles avec des arguments moins émotifs.

Reste encore à les faire découvrir au 75% de la population rétive à tout changement. C'est ici qu'on entre tous en jeux!
Car si qui se ressemble s'assemble, il faut maintenant sortir de nos bulles et rencontrer le vrai monde; les autres.

Assez d'indignations: il faudrait passer à l'action, car c’est possible!
Encore faut-il le vouloir.
C’ est un prérequis pour passer à l’action.

Ce n’est pas sortir de l’auberge qui presse, c’est sortir de la bergerie.




dimanche 24 février 2013

-Déroger du troupeau (société)


J’ai lu un article, la semaine passée, qui m’a propulsé une dizaine d’années en arrière.
C’est un texte traitant de dérogations pour parvenir à envoyer les enfants à l’école plus tôt.
Mes deux filles sont nées à cette période de l’année, qui fera qu’elles seront toujours un peu plus vieilles que les autres tout le long de leur parcours scolaire.
C’est une différence d’âge qui parait beaucoup durant les onze premières années, mais qui finit par s’estomper avec l’âge et l’expérience.
Il se trouve pourtant des parents qui veulent que leurs enfants entrent à l’école le plus tôt possible.
Ma copine m’en parle souvent. Elle travaille pour une commission scolaire. C’est, je la cite, la période de l’année où les enfants sont « donc intelligents».
Le téléphone ne dérougit pas. Il est des parents qui clament haut et fort que leur enfant est prêt et ne devrait plus attendre pour joindre et grossir les rangs d’écoliers.
Un système basé sur l’humain moyen, où un élève sur 10 décrochera avant de terminer son secondaire.
Un énorme moule qui ne tient pas compte de vos forces ni de votre créativité, mais de votre rythme à suivre comme les autres.
Ensuite, c’est la vie.
Beaucoup de travail, d’angoisses, de responsabilités.
Beaucoup d’envies.
Être mince, en forme, riche,  beau, avec un titre.
Parce qu’après avoir été formatés par le grand moule institutionnel, nous sommes happés par la machine médiatique qui nous conditionne à vouloir plus, comme tout le monde.
Chez nous, on s’efforce de tout déconstruire ça.
C’est pas facile.
Apprécier ce qu’on a.
Se rappeler qu’on a déjà beaucoup, avant de vouloir plus.
On a choisi de ne pas avoir la télé, seulement internet.
Mais la pub nous rattrape toujours.
Alors pour les dérogations…
Une année de plus, pour vivre son enfance.
Est-ce que c’est vraiment déraisonnable?
L’enfance est tellement courte, devant la vie d’adulte qui les attend.
S’il vous plaît, l’insouciance de l’enfance ne peut pas se racheter plus tard, avec une carte de crédit.
…





lundi 4 février 2013

-Comme une pièce… D’évidence (Politique, Société)


La nausée…
Parce que encore et encore.
Comme le film du jour de la marmotte.
Newton, 14 décembre.
Une école comme les autres. Paisible à l’heure des cours, turbulente durant les récréations, pleine d’espoirs et de passions naissantes.
Des détonations, des cris. Des pleurs.
L’horreur.
Un réveil brutal.



Quand va-t-on réaliser que des armes conçues pour la guerre ne doivent pas être en circulation à portée de toutes les mains?
J’ai le droit de conduire une automobile. À la rigueur, je peux même m’acheter un Hummer. Mais ai-je le droit d’avoir un tank?
En fait, est-ce que la question se pose???
Même le Governator, Monsieur Schwarzenegger est d’accord pour dire qu’il faut un plus grand contrôle des armes à feu.
Les statistiques confirment qu’il y a un sérieux problème aux É.-U.
La comparaison avec les autres pays industrialisés est sans pitié.
Et vous savez quoi?
Nous sommes voisins.
Nos gangs de rues, et nos criminels s’approvisionnent où d’après vous?
Une arme à feu entreposée à la maison est 43 fois plus susceptible de tuer quelqu’un y vivant que de tuer en cas de défense légitime.
Une arme à feu entreposée à la maison triple le risque d’homicide.
Le risque de suicide est cinq fois plus grand dans les foyers où il y a des armes à feu.
Aux États-Unis, on compte plus d’un meurtre toutes les heures.
Il y a un nouveau Newton toutes les 28 heures…
Parce que 28 victimes s’éteignent de façon violente toutes les 28 heures.
Heure par heure.
Un nouveau Newton…

L’argument des gens pour les armes à feu; les États-Unis ne sont pas le pays où il y a le plus de meurtres par armes à feu.
Les comparaisons sont faites avec des pays comme la Sierra Leone. Des pays ou la corruption et le chaos font partie du quotidien. Y vivre ou y mourir tient à bien peu de choses.
C’est un peu comme se demander si on peut se procurer un tank comme véhicule civil.
Ça ne tient pas la route.
Ça la défonce.
En fait, posséder une arme à feu n’est pas très différent de posséder une automobile.
Un fou furieux pourrait très bien utiliser son auto pour foncer dans une foule.
Régulièrement, un inconscient se sert de son auto de façon extrêmement dangereuse. Des vies s’éteignent, ou sont mutilées à jamais.
Mais voilà. Il y a réellement un contrôle des automobiles, avec une société pour s’en occuper.
Pourquoi pas la même chose pour les armes à feu.
En fait, chez nous, la SAAQ s’occupe aussi de la carte d’assurance maladie.
Pourquoi ne pourrait-elle pas faire ça aussi?
Ça nous ferait une belle grosse banque de données, pas trop dispendieuse.
Nos policiers pourraient utiliser cet outil. Certes, il y aurait encore des meurtres, mais au moins pas des carnages en règles.
Nous ne sommes pas près de comprendre pourquoi nous attendons l’impensable avant d’agir.
Newton risque de se reproduire encore et encore avant que nous puissions voir de réels engagements à changer les choses.

En passant, c’est moi où il y a de plus en plus de conducteurs agressifs sur les routes?

dimanche 27 janvier 2013

-Une autre roue qui tourne... (géopolitique, économie)


Depuis mon enfance, j’ai toujours été sensibilisé au sort de mes frères humains, qu’ils soient du tiers monde ou voisins de ruelles.
Je me rappelle clairement, juste avant l’Halloween, que le professeur nous avait distribué des boites orange de l’UNICEF. C’était en première année du primaire.
Déjà, j’avais compris qu’il était inacceptable que des gens puissent mourir de faim alors que, bien que peu fortunés, moi et mes amis vivions dans l’abondance.


C’est d’ailleurs la raison qui m’a poussée à m’enrôler dans les forces armées, à une époque où le Canada avait encore ses lettres de noblesse pour ses missions de paix.
Depuis, je me suis intéressé à la géopolitique et mon travail de technicien m’a amené  à voir les impacts de nos programmes sociaux dans les quartiers pauvres de Montréal.
Je suis fatigué d’entendre dire que les gens n’ont qu’à travailler plus fort.
Le cout de la vie à augmenté et les salaires n’ont pas suivi.
Le tiers monde ne va pas mieux. Ses populations détestent l’occident en partie responsable de sa condition.
Nous continuons à exporter des armes massivement, à encourager la guerre.
Nous sommes sensés nourrir les gens, pas les tuer.
Nous sommes sensés combattre la guerre, pas la nourrir.

Bush fils, durant un certain 11 septembre, à lancé cette phrase étonnante : 
« Vous êtes soit avec nous, soit avec les terroristes ».
Il a forcé la polarisation, en jouant le même jeu que les terroristes.
Il n’a donné aucun choix à qui que ce soit, en polarisant la planète : soit fidèle, soit infidèle, et ne méritant que la mort.
D’un côté les terroristes et leurs guerres de l’ombre qui s’infiltre absolument partout, et de l’autre côté, la plus puissante armée du monde.

Laissez-moi m’amuser à vous citer un des nombreux acteurs derrière les désastres qui minent notre économie et transforment le tiers monde en une véritable poudrière.
J’aimerais vous rappeler que Dick Cheney, ancien Vice-Président au côté de George.W.Bush fils,  a dirigé la société d'ingénierie civile Halliburton, laquelle a décroché de gros contrats en Irak. C’est une grande multinationale spécialisée dans l’industrie du pétrole et dans l’industrie gazière.
Si cela vous intéresse, vous pouvez consulter le reportage Amour, haine et propagande disponible sur le site tou.tv .
Vous y apprendrez une partie des rouages de la propagande nécessaire pour déclencher une guerre.
Notez, pour les curieux, que Dick Cheney a été exempté du service militaire dans les années 60…

Deux chercheurs de Harvard et Columbia ont estimé que la guerre d’Irak avait couté environ 3 billions de dollars… À ne pas confondre avec les billions anglophones… On parle ici de trois mille milliards de dollars.
Si on estime que la dette globale du tiers monde tourne autour de 2 mille milliards de dollars, il reste une marge pour transformer le désert en oasis et implanter des écoles ayant à leurs dispositions des manuels scolaires.
Qui pourrait détester l’occident après un coup d’éclat semblable?

Personnellement, je n’ai aucune difficulté à comprendre qu’un humain assistant à la mort de sa famille alors qu’elle n’est pas impliquée dans toute cette propagande délirante, veuille prendre les armes et chercher vengeance. 

C’est un cycle qui ne se termine jamais. 
Une roue qui tourne, alimentée par le sang et les tragédies qui viennent avec les guerres insensées.
En fait, les mots guerre et insensée sont un pléonasme.


En admettant que trois mille milliards de dollars n’arrivent pas à sortir le tiers monde de son marasme, cela ne couterait certainement pas la vie à plus d’un million de gens, militaires, civiles et djihadistes confondus.
Si on se fie à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, il faudrait au moins 30 milliards de dollars par année pour éradiquer la faim dans le monde…
Soit autant que l’argent nécessaire pour les forces militaires mondiales pendant… huit jours.
Est-ce que le calcul est si difficile à faire que ça?

À t’on vraiment besoin de continuer à se foutre des baffes ou pouvons-nous passer à autre chose.
Au final, à bien y réfléchir, pourquoi est-ce toujours ceux qui veulent la guerre qui n’y participe pas?
Je ne sais pas moi, achetons-leur un jeu vidéo ultra violent pour les contenter…


dimanche 20 janvier 2013

-Suicide marin…(société)


Nous retournons, chaque année, redécouvrir les lanternes chinoises.
Le jardin chinois est déjà splendide par lui-même. Les lanternes ne font qu’ajouter au délice et à la magie.
Ce peuple, que je trouve énigmatique, sera peut-être celui qui nous amènera la solution pour bien des déboires écologiques.
Industrieux, ambitieux, mais peu enclin à réaliser l’impact des ses actes sur l’écosystème.

Pourtant.

Comment fait-on pour gérer un milliard d’êtres humains?
La logistique et l’administration d’un pays aussi peuplé nous échappent. Nous ne pouvons à peine commencer à imaginer l’ampleur d’une tâche aussi titanesque.

Être chinois, c’est comprendre la futilité de l’être humain.



Sur le site du Jardin botanique, nous avons visité le camp de base du voilier Sedna IV. Dans le bâtiment, une exposition des plus intéressantes.
Des enjeux, une volonté de faire connaitre la biosphère et les nombreux défis qui la menacent.
Puis l’innommable.

Les continents de plastiques.

La découverte de millions de tonnes de déchets s’accumulant dans les gyres de la planète. Il y a 5 gyres en tout,  sorte de vortex alimentés par les courants marin.

On retrouve énormément de déchets volumineux sur les côtes, mais les déchets retrouvés dans les continents de plastique sont partiellement décomposés à l’état de microdéchets. 
Ils flottent entre deux eaux, pratiquement invisibles de la surface. Mais les mammifères et les poissons qui se nourrissent de plancton les absorbent et en meurent. Si le poisson ne meurt pas avant d’être pêché, la concentration de DDT y est très élevée.


Un de ces continents, par exemple, couvre 700 000 km² d’océan où la densité du plastique est 6 fois supérieure à celle du plancton.
Même s’ils se sont dégradés en microdéchets,  les particules de plastique prendront 500 ans pour se décomposer.
Comme nous ne sommes pas près de diminuer notre production et nos habitudes de façon globale, qui sait l’ampleur que prendra ce phénomène?
Pour rendre ce désastre encore plus cauchemardesque, comme le problème est principalement localisé en eaux internationales, qui voudra s’en occuper? Quels pays voudront fouiller dans leurs caisses, alors que leurs populations grognent, écoeurées des profits obscènes engrangés par les banques, de la corruption, de la collusion et de leurs capacités de plus en plus réduites à se prévaloir d’une belle qualité de vie.

Qui sait.

Peut-être la chine sera-t-elle la seule à pouvoir nous donner la solution.
Les problèmes de cette ampleur sont une normalité pour ses dirigeants.
Cette nation belliqueuse qui tente de s’imposer par tous les moyens, militaire, économique… Pour qui la biodiversité n’est pas importante, au même titre que les autres nations pouvant freiner son expansion comme les Tibétains.

Cette nation assoiffée de pouvoir sera peut-être celle qui nous sauvera.

Mais voilà… 

Nous sommes à perpétrer un suicide marin collectif et notre seul ami voudrait bien nous voir ramper à ses genoux.

Y a-t-il quelqu’un qui connaitrait le numéro d’une ligne de prévention du suicide mondiale?



mercredi 16 janvier 2013

-Qui se cherche une cause? (société)



Mes collègues, mes amis, aiment bien parfois me taquiner parce que notre tribu reconstituée n’a pas la télé.
En fait, nous avons de quoi visionner des films, mais nous n’avons pas la télé. 
Celle qui nous assomme à grands coups de publicités. 
Celle qui fait notre éducation.
Les livres et les ouvrages historiques ne font pas le poids face à Hollywood.
Alors fidèle à mes principes, je lis.

Le journal, malheureusement, n’échappe pas à ce délire collectif.
Nous avons eu un été chaud, chauffé à vif, rouge.
Les médias sont souvent passés à côté des vraies questions.
On s’est attardé aux étudiants, pas au message.
Qui se rappelle des revendications étudiantes?
Qui se rappelle qu’il ne s’agissait pas seulement de l’augmentation des frais de scolarité?
Et les indignés qui supportaient les étudiants?
On n’entend plus parler d’eux.
On sait par contre que les bandits à cravates derrière le scandale de Nortel ne seront pas déclarés coupables.
Je trouve notre amnésie collective troublante.
Elle devient enrageante lorsque des citoyens deviennent agressifs pour pester contre ceux qui tentent par tous les moyens de nous éveiller.
Mais malgré tout, je crois qu’une nation nous  fait bien paraitre depuis quelques semaines.
À moins que des bonzes influents aient aussi besoin de se faire oublier en faisant mousser une cause qui ne devrait jamais mériter autant d’attention.
La population est dans la rue contre le mariage gai.
La Devise de la France est Liberté, Égalité, Fraternité.
Leur devise est à l’image de la nôtre… Je me souviens.

Je compte des gais parmi mes meilleurs amis.
Même en 2013, ça prend une sacrée paire de couilles pour sortir du placard. 
Même si on est lesbienne.
Il faut encore affronter les préjugés, ses parents, ses collègues.
Même si cette orientation sexuelle ne figure plus comme maladie dans le DSM, on le croirait encore à voir la réaction de gens plus conservateurs ou religieux.
Pourtant, je ne connais pas de gens aussi engagés à être heureux.
Ces âmes assez courageuses pour sortir du placard, que j’ai connus  et dans certains cas, que je connais encore, se sont épanouies. Ils se sont métamorphosés. Leurs ailes se sont déployées dans la lumière pour notre plaisir à tous.
Ils sont souvent plus équilibrés que bien des hétérosexuels que je connais.
Ce sont déjà, malgré leur jeune âge, des vétérans de la vie.
Ils ont dû se battre pour avoir le droit d’être heureux.
Ils sont fiers.
Ils savent le poids de la solitude, les affronts.
Jamais ils ne laisseraient quelqu’un faire du mal à ceux qu’ils aiment.

Je suis le père de deux magnifiques filles.
Mon cercle d’amis comporte beaucoup de parents.
Peu s’en sortent indemnes dans leurs relations.
Il y a tant de divorces.
Je vois des enfants qui souffrent de voir leurs parents se déchirer. 
Qui pourrait me convaincre qu’un enfant a absolument besoin d’une mère et d’un père pour être équilibré?
J’ai compris qu’avant tout, le couple idéal est composé de deux personnes qui s’aiment.
Des parents aimants, qui n’ont pas peur de montrer leur amour pour un et l’autre.
Parce que l’enfant fera ce que l’on fait, et non ce que l’on dit.
Le besoin primordial dans une famille, pour un enfant, c’est aussi de se sentir aimé.
Le couple parfait et équilibré est pour moi une chimère.
Qu’on m’en présente un, et je me ferai un plaisir de démontrer ses névroses.
Il n’y a pas d’équilibre absolu. 
Il y a la diversité.

Pour le reste, j’ai constaté qu’un enfant sans mère peut être présenté à une personne significative du même sexe et parfaire son éducation comme l’hygiène particulière à une fille, la coquetterie. Il en va de même pour un garçon sans père.
J’ai été élevé par une mère monoparentale, et je n’ai jamais eu le besoin de m’ouvrir les veines sur la place publique.
Je me suis enrôlé dans les forces armées, à l’époque, probablement à la recherche d’une figure masculine.
La nature est puissante.
Elle fait parfois bien les choses.
Parfois...

Des générations entières sont sacrifiées en Palestine.
La pauvreté fait des ravages dans les cités.
Nous savons qu’en 2006, la France fournissait  des pays comme la Colombie, la Chine, Israël, le Pakistan, la Russie et le Tchad en armes. Des organisations comme Amnistie internationale, Oxfam France, le Secours catholique, le Comité catholique contre la faim et pour le développement, Handicap international, la Ligue des droits de l'Homme et Médecins du Monde s’échinent à crier. 
Sans voix. 
Sans écho.

Par contre, il y a des gens, des voix, qui s’élèvent contre le mariage gai.
Des gens qui s’opposent au bonheur.
Je leur dis : trouvez-vous une vraie cause, ou je ne sais pas… Abonnez-vous à un club d’échec.

À défaut d'être utile, vous ne nuirez à personne...

vendredi 11 janvier 2013

-Lapsus historique…(société)



Je suis passé devant le motel 
R-100 hier midi.
Situé sur le boulevard Chambly, à la hauteur de l’aéroport de St-Hubert, un panneau sobre et discret qui passe inaperçu pour la plupart des automobilistes, mais qui s'éclaire la nuit venue.
En le voyant, je me suis dit que je devrais faire un court billet là-dessus.

Ce motel est d’ailleurs le sujet de bien des rigolades entre ma douce et moi. Nous  inventons des scénarios surréels de commis voyageur et de « siestes » cheaps dans ces motels où l’on loue les chambres pour quatre heures, le temps de… 
Le temps de quoi?
Bref.
C’est un motel…
La vie y est un peu plus sordide peut-être.
Quand on doit rester dans un motel, c’est qu’on est fatigué, paumé, ou pressé par le désir à bon marché.
Ça sent la réalité.
Ça sent les amants secrets, les prostitués, les techniciens épuisés de passage pour un contrat. Le gars largué qui n’a plus de maison, qui s’est poussé loin de ses responsabilités. Celui qui a fait une rechute et dont la raison, noyée dans l’alcool, ne se rappelle même plus qu’il a une famille quelque part, dans une maison trop vide d’un père attentionné, attendu.
J’ai de bons souvenirs de ces petits motels, parfois très vieux, de Victoria, proche du Pacifique.
On n’y va rarement par choix… 
Plutôt pas nécessité.
J’aurais parfois bien aimé que les murs me racontent leurs histoires.
Déjà que j’en ai rapporté moi-même.
Des histoires tristes, des joyeuses. Du personnel et des clients qui se retrouvent dans ce monde intemporel. Flottant entre deux époques. Quand on passe beaucoup de temps dans les motels, on a tout vu.
Il faut le vivre pour le croire.

Mais je m’égare.

Je voulais vous parler du motel R-100.
J’ai trouvé un excellent article de la presse ou il en est à peine question. 

On y parle beaucoup des dirigeables par contre.
Le R-100, et son rival jumeau, le R-101.
Daniel Lemay fait même la remarque suivante :

«  Il y avait le R-100, le dirigeable «capitaliste», construit par la Vickers, et, dans le hangar d'à côté, le R-101, le dirigeable «socialiste», conçu par une société d'État formée par le gouvernement travailliste en 1924. »

C’est une tranche fascinante de notre histoire que je ne connaissais pas.
J'avais trouvé une vieille photo d'archive Canada. Je l'avais dédoublé avec un effet miroir pour en faire l'entête du blogue.
Dorénavant, le R100 fait face au R-101.
D’où le titre de "lapsus historique" et le petit changement sur l’en-tête.
Une vieille photo qui, un peu revampée, devient plus actuelle que jamais.

Quelle belle image pour illustrer les enjeux actuels auxquels notre société fait face.






Pour les curieux comme moi, une petite capsule vidéo sur le R-100 
J
Et si vous supportez d'entendre les craquements d'un très vieux disque (attention, c'est vraiment très intense), il y a aussi une chanson d'époque de La bolduc: 
Toujours L'R-100 




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jeudi 3 janvier 2013

-Le choix (Philo-débat)


Choisir, c’est renoncer.
C’est se libérer des autres possibilités pour s’approprier un bout de chemin.
C’est tuer la victime en soi.
C’est crier haut et fort : je suis libre de faire ce que je veux jusqu’à ce que je choisisse autre chose!
C’est parfois même choisir sa propre croix pour en atténuer l’horreur.
C’est là que tout cesse d’être limpide.
Renoncer, pour moi, est le prélude avant de lâcher prise.
C’est la frontière qu’il faut franchir.
Un styx que nulle barque ne peut traverser sans faire naufrage.
J’y vois l’échec grimaçant qui savoure sa victoire et mon sang qui se glace.
Choisir entre un job aliénant ou une carrière excitante mais sans sécurité financière?
Choisir entre mettre du pain sur la table pour les enfants à tous les jours, ou leur donner comme modèle un homme éteint et soumis qui accepte de mourir un peu, à chaque jour qui passe, submergé par une existence inutile sur le chemin d’un non destin.
Les choix, pour moi, sont toujours difficiles. Ils sont le barrage dans le flot de mes rêves.          
Je comprends le principe, qui fait qu’une victime reprend le pouvoir de son existence lorsqu’elle choisit pleinement sa condition et l’assume complètement.
Je le comprends, mais je deviens fiévreux, fatigué. 
J’ai de la difficulté à me concentrer.
Je résiste et je lutte jusque dans mon inconscient. Je suis programmé de cette façon.
Je finis par arriver à choisir, mais au prix d’une lutte épuisante avec moi-même.
Évidemment, j’imagine qu’on peut aussi choisir de ne pas choisir et assumer le résultat.
Mais il y a toujours cette voix qui réclame d’avoir le choix.  Elle ne veut rien céder.
C’est la peur de faire le mauvais choix. C’est aussi celle de déplaire.
La crainte d’être poursuivi par le regret d’avoir été inapte à bien choisir.
Choisir d’étudier un métier qui finalement, ne convenait pas.
Avoir des enfants avec une partenaire qui n’en voulait peut-être pas.
Et pourtant.
Nos échecs forgent notre fort intérieur. Comme mon grand ami Nietzche, à qui je ferais bien une jambette de temps en temps, dit si bien; « Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort ».
Même si ça n’a pas marché avec la mère de mes enfants, je ne pourrais imaginer avoir eu des enfants avec quelqu’un d’autre. Ils sont la prunelle de mes yeux, mon oxygène.
Ils me remuent l’intérieur d’inquiétudes et de joies.
Je ne voudrais revenir en arrière pour rien au monde et risquer de perdre ce cadeau précieux, acquis dans l’adversité d’une relation qui n’en aura jamais été une, au final.
Tout!
Tout m’indique que je dois apprendre à faire des choix facilement.
Ce que je suis devenu.
Ce que je vais devenir.
Pourquoi lutter… Que faut-il comprendre de ce handicap crasse qui me turlupine et me vide parfois de mon énergie?
Lutter, c’est vouloir survivre. C’est chercher à conserver ses acquis.
On  ne lutte pas pour quelque chose qui nous tue à petit feu.
Ou peut-être que si?
Qu’y a-t-il de payant à être malheureux, à manquer les belles opportunités?
Où est le réconfort de s’enfoncer dans la dépression quand le salut est dans ce grand bol d’air frais qu’est l’action et le renouveau?
Est-ce la peur d’être responsable? De ne plus pouvoir blâmer personne d’autre que sois même?
C’est peut-être la peur d’empirer sa situation en faisant un nouveau choix qui ne sera pas porteur des promesses escomptées.
La peur…
Qui paralyse.
Qui détourne notre regard de l’horizon et nous force à contempler le passé.
Celle qui nous attache dans l’obscurité pour nous «protéger » de la lumière.
Je persiste à dire que sans rêves, il est presque impossible de s’épanouir...
 Mes rêves sont dans une impasse. Ils sont si lointains, que j’entends à peine leurs murmures à travers les brumes.
Je ne sais plus vers où aller. J’ai perdu mes repères.

Je ne sais pas dans quel métier me diriger. Rester travailleur autonome?
Devenir salarié?
Retourner aux études?
Tout ça en même temps?
Lorsque j’aurais enfin compris ma place et trouvé ma voix, je pourrai foncer vers l’avant.
Tout sera limpide, plus simple. Je pourrai canaliser mes énergies et redevenir efficace.
Alors le choix sera simple.
En attendant, il me faut lutter.
Je dois trouver le bon choix. Ou lâcher prise, et me laisser voguer…
Ah non!
J’ai déjà choisis de chercher…
Chercher le bon choix, rien de moins.
J’assume cette quête personnelle vars le bonheur professionnel.
J’accepte que ce ne sera peut-être pas facile.
Alors…
Alors quoi?
Afin de laisser la place à la réflexion, sans autre épilogue, Je choisis donc de cesser d’écrire sur le choix.
Faut bien commencer quelque part, non?


-Les Attentes (Philo-débat)


Déni?
Rêves?
Fantasme…
Projection concrète ?
Espérances…
Désespoirs…
Bienvenue au pays de la météo… 
Dans un univers où je voudrais performer et réaliser mes buts les plus fous.
Aujourd’hui, probabilités de réaliser mes objectifs de 60%.
Taux d’évènements contraignants de 20%.
Satisfaction relative de 25%.

Demain, ensoleillé…
Les attentes sont un château de cartes… Un salut financier au casino.
Je dis toujours que si les attentes exacerbent le désir, elles finissent souvent par tuer le plaisir.
Elles sont le prélude de la déception.
Elles sont l’enfant en nous, qui constate qu’un comptoir de limonade à cinq sous le verre ne pourra pas remplacer le job que papa a perdu.
Un espoir fou, qui donne des ailes. 
Une pensée fugace qui nous fait sourire.
Un boulet qui peut nous plonger dans l’abîme.
 Pour moi, c’est un paradoxe. Une quête d’un juste milieu fluctuant.
J’aime cette douce folie, cette ambition qui donne des ailes.
Toute grande réalisation commence par un rêve.
Mais une fois engagé sur le chemin de la réalisation, il n’est plus permis de regarder en arrière.
Nietzsche affirme que « douter, c’est ouvrir la porte à l’échec ».
Est-ce que l’attente est le maillon faible de la détermination?
L’attente du retour de celle que j’aime, après une longue absence, qui rend ce long baiser plus savoureux que tous les festins gastronomiques de la terre.
La différence entre faire l’amour et faire le sexe…
Le climax, propulsé par l’attente, car on sait déjà notre compatibilité chimique.
Puis quoi?
La routine…
Le quotidien et ses irritants qui nous font sourire… 
Mais qui, comme les vagues, grugent la falaise immuable, la réduisent doucement en sable.
L’amour se transforme en sexe.
Devient banal.
On oublie ce qui est toujours présent.
On s’oublie. On se perd.
Disparition de l’amour vers le néant d’une vie de labeur.
Alors peut-être que les attentes sont le sel de la vie?
Trop de sel vous durcit les artères… Cela finit par vous tuer.
Pas assez de sel….
Aucun goût.
Plus d’électrolytes.
Pas d’action.
Bon…
J’ai de grandes attentes en ce moment.
Je vais trouver le juste milieu.
Je m’y attèle maintenant. Mais je dois préparer le souper.
Peut-être après le lavage.
Ce soir, il y a cet ami que je n’ai pas vu depuis longtemps.
Demain alors.
Mais demain, c’est si loin.
Et si ma mémoire est bonne, lorsqu’on annonce ensoleillé, il finit parfois par pleuvoir, alors qu’à l’inverse, on peut rester à la maison et manquer une belle journée.
On ne peut rien prévoir avec exactitude.
C’est la seule chose exacte que je sache, en dehors de la certitude de mourir et de payer des taxes.
Sans attentes, on ne peut-être déçu.
Mais il manque ce petit «oumpf ».
Moi qui suis si affecté par l’ordre des choses… Je suis condamné à vivre dans le chaos.
Alors soit!
C’est mieux de valoir  la peine!
Je ne m’attends à rien de moins.