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lundi 5 août 2013

Hymne à la roue qui tourne, et retourne, et re.... (Société)

Le silence qui règne dans cet endroit qui, normalement, bourdonne...
Difficile à rendre.


Pour la plupart des gens, ce n’est qu’un chantier poussiéreux.
Mais pour quelqu’un qui connait la musique, celle qui nous laisse fatigué le soir, les oreilles encore bourdonnantes d’acouphènes et les mains calleuses, il y a quelque chose de troublant.



Un calme surnaturel.
Dans quelques semaines, ce sera un énorme bureau à aires ouvertes qui fourmillera de travailleurs au téléphone, devant leurs écrans, tendus ou fatigués, voulant atteindre leurs objectifs imposés...
À scruter au loin l’énormité des ces couloirs parsemés de bureaux, à regarder les perspectives et les lignes créées par l’avidité d’en vouloir toujours plus, je perds le fil... 

Lorsqu’on gère autant d’employés, on devient déconnecté. L’altruisme et l’empathie sont aspirés par le nombre, dilués. Staline disait qu’une mort était une tragédie, mais qu’un million de morts, une simple statistique.
Leurs bureaux seront propres, le tapis, immaculé.

Pour ma part, lorsque je termine ma journée de travail sur un tel chantier, je mouche de la poussière jusqu’à tard le soir. De la poussière grise sur le blanc du mouchoir. La poussière du béton qui nous entoure et pousse vers le soleil jusqu’à nous laisser dans l’ombre.


Je vois… Des murs vierges en attente de prendre vie...
Coquilles vides, poussiéreuses.
Qu'est ce qu'ils disent déjà, dans ces livres sacrés de mon enfance qui sont maintenant dépassés par le web et les médias; tu es né poussière, tu retourneras poussière.
Je sens le spectre des travailleurs, ils bougent encore, dans l'air immobile.
Ça crie, ça bouscule le silence dans l'arrêt temporaire d'un rythme effréné.
Ça pousse de partout, comme une infection joyeuse, une nécessité implacable.



Il y a  tellement de chantiers, que parfois, ils se regardent, les yeux dans les yeux...
D’un côté des bureaux, de l’autre, des condos.



Poulaillers industriels avec vues sur la vie en accéléré.



Alors je quitte cette fourmilière vers un endroit où je pourrai respirer. Où la grisaille s’effacera devant la verdure et le chant des grillons.
Sentir mon cœur se synchroniser avec le son des ruisseaux. Fermer mes yeux et sentir l’humidité du lichen sous mes doigts alors que mon dos s’appuie contre l’écorce d’un arbre vénérable.



Atmosphère bucolique et travailleurs infatigables... 
Pas de repos, le butinage n'est pas seulement matière de mœurs légères... La roue tourne.



Je vois cette lanterne, déjà prête pour le quart de nuit...


Il faut déjà que je retourne travailler.


dimanche 24 mars 2013

La lumière éteinte... (société)


Je réalise que ça fait un bout de temps que je n’ai pas alimenté le blogue.
Régulièrement, je me demande de quoi je pourrais bien parler, moi qui aie mon opinion sur tout!
Rien ne semble vouloir venir.
J’ai lu un très bon article aujourd’hui, à propos des origines des clans mafieux montréalais.
J’entends les échos lointains de politiciens dans la chambre des communes, le brouhaha des sénateurs et des hauts fonctionnaires qui continuent de faire comme avant, depuis toujours et pour longtemps.
Mais pas d’ulcères ni de brûlements d’estomacs.
Pas même un soupir.
Les manifestations étudiantes poursuivent leurs routes, l’hôtel de ville de Montréal est toujours aussi arrogant et déconnecté.
Les coupures et les nouveaux programmes le sont d’autant plus.
Je vois, j’entends parler de mariages gais déboutés, de violeurs impénitents et de gens qui les supportent.
Je constate que la pauvreté grandit et que les riches engraissent sans cesse malgré des climats économiques moroses.
Je vois que ma classe disparait rapidement et qu’un jour, ça finira ben par éclater.
Pourtant…
Mon côté avide de croisades et de justice ne bronche pas.
Mes émotions militantes sont en dormance.
C’est que je n’avais plus de travail depuis longtemps.
Mes recherches n’aboutissaient nulle part.
J’étais en errance, peut-être même en dépression, qui sait?
J’ai mille expériences, mais peu de spécialisations.
Je suis efficace et loyal, impliqué, proactif.
Comme tous les autres, sur papier.
J’ai rejoint, momentanément, les 74%.
Je ne le sais pas.
C’est quelque chose qui se fait doucement.
Non. Rien de doux là-dedans. C’est une tragédie intime. L’estime de soi qui disparait dans le néant. J’avais l’impression de ne plus pouvoir apporter quoi que ce soit à la société, à mes enfants, à ceux que j’aime.
Puis la roue s’est remise à tourner.
Je me suis plongé dans le travail.
J’ai consolidé mes dettes.
Je cherche à garder mes acquis.
Je n’ai plus le temps de militer.
Je suis à survivre. Comme tant d’autres.
Le gouvernement et la mafia peuvent m’escroquer à loisir maintenant, je n’ai plus le temps de m’en occuper. J’ai rejoint la meute qui court dans la roue en pensant s’en sortir.
Peut-être même qu’en courant assez vite, je ferai un tour de plus que les autres.
Ben quoi? Rien n’est impossible à celui qui le veut vraiment…
Je ne serai jamais de ceux qui critiquent les indignés et les étudiants, mais j’ai lancé la serviette le temps de me refaire financièrement.
Moi qui me targue de clamer qu’il faut inspirer l’autre 74% de la société qui ne veut pas s’impliquer, sans les juger.
C’est parfois presque impossible.
Quand tu es sur le bord de tout perdre, tu n’as pas le temps d’écouter qui que ce soit. Tu travailles, tu cherches, tu regardes ce qui mettra du pain sur la table pour nourrir ta famille.
Tu angoisses dans ton coin, à deux pas du désespoir.
J’en déduis que le 1% est en bonne voix pour gagner la partie…
La preuve; nous nous appauvrissons de jour en jour.
Pour ce qui est de l’éducation, n’en jetez plus, la cour est pleine.
Si la majorité du monde pense vraiment que la littérature et la philosophie n’ont rien d’important et de précieux à apporter à la collectivité, nous sommes dans la merde.
Well played, Banksy, well played…

J’ai envie d’être positif et d’apporter un peu de soleil sur le net, mais aujourd’hui, je n’y arrive pas.
Le printemps revient bientôt.
Je croise les doigts.





vendredi 1 mars 2013

Sortir de l’auberge (société, économie)


« Nos gouvernements s’accrochent au pouvoir sans convictions politiques, si ce n’est que l’opportunité d’être des rois nègres au service des bonzes de la haute finance. »

Qui a dit ça?
C’est René-Lévesque qui déjà disait tout haut ce qui se savait depuis longtemps.

« 2 grandes traditions qui malheureusement ont marqué trop d'années de l'histoire de la province de Québec. Premièrement le mépris le plus complet pour l'intelligence du citoyen qu'on considère comme une simple marchandise électorale et deuxièmement la servilité d'un parti de roi nègre qui sont en fait les valets de chambres de certains gros intérêts, surtout les plus rapaces, qui eux aussi méprisent la population comme une espèce de tribu arriéré qui est fait pour être exploité à loisir »

Dans la même foulée, il faut aussi voir ce cirque qui perdure depuis toujours : Falardau et « le temps des bouffons » en sont un bon exemple. C’est douloureux à voir.

Vraiment?
Il se trouve de nombreux ouvrages, des centaines de citations, un nombre impressionnant de personnages charismatiques dans le temps, pour clamer l’injustice sociale.
René-Lévesque voyait juste.
Peut-être même un peu trop juste.
Il aimait trop le peuple et voulait son bien, mais il en oubliait de voir ce que le peuple voulait vraiment. Car avec les réseaux sociaux et  l’accès de plus en plus grand à l’information, la seule raison que nos systèmes économiques continuent à fonctionner sans s’ajuster vers une plus grande humanité, c’est que nous sommes collectivement endormis.
En fait, d’écrire le mot « humanité » dans la phrase précédente, suppose que je prends pour acquis que nous ne pouvons, comme peuple, endurer cet état de fait.
C’est peut-être là qu’est l’erreur.
Les beaux discours de leaders charismatiques comme René-Lévesque supposent que les gens rêvent d’un monde meilleur.
Et si ce n’était pas le cas?
Le temps des bouffons suppose qu’il est obscène et indécent qu’un système aussi immonde puisse continuer en catimini. Falardeau le dénonce, il  veut le montrer aux yeux de tous, le crier sur les toits pour que le monde se réveille!
Qui donc à réagi?
Une infime minorité.
Il se trouve des gens qui voudraient y participer, moyennant une rémunération. 
D’honnêtes (?) travailleurs qui ne voient pas l’odieux dans cette mascarade. Pourvu qu’ils puissent payer leur loyer. C’est ainsi depuis la nuit des temps.

Le FRAPRU réclame des logements accessibles.S’ils font une manifestation, il s’en trouvera toujours pour dénoncer qu’ils empêchent les bonnes gens d’être productifs et de circuler.
« Qu’ils travaillent plus! Ils pourront se payer un beau condo!!! ».

Les choix sociaux ne sont pas possibles s’ils diffèrent de la normalité connue. Nous sommes soumis à un énorme réflexe de Pavlov collectif. Les indignés et les idéalistes sont dilués dans le nombre.
En fait, tous les mouvements, comme Idle no more par exemple, devrait simplement grossir les rangs des indignés.
Il faut cesser de diviser tout le monde en petite cause.
Les indignés réclament une meilleure qualité de vie pour tout le monde. Les Amérindiens font partie de tout le monde.
Nous sommes une grande collectivité avec nos distinctions.
Si tout le monde continu à tirer la couverte de son bord, nous n'irons jamais nulle part.
Pour ce qui est des manifestations dégénérant sous les insultes, je trouve vraiment désolant de voir des gens militer sans savoir pourquoi.
Des gens qui se cherchent une cause sans vraiment vouloir s’impliquer.
Manifester n’est pas un sport ou un passe-temps…

Lorsque mes enfants sont allés manifester, je leur ai demandé de ne pas partir avant de pouvoir répondre à mes questions de façons claires et intelligibles.
Je leur ai dit que chacun d’eux, en allant manifester, devenait un porte-parole de sa cause.
Rien de moins.
Ce qui me trouble de plus en plus, c’est de voir que les discours les plus étoffés et les mieux documentés n’arrivent pas à émouvoir ceux qui sont convaincus du contraire.
Pourtant… Pas besoin de creuser beaucoup pour trouver des raisons.
Je prends 2 minutes pour réfléchir et je trouve :
Les banques, qui font des profits records, les salaires des PDG des banques canadiennes qui tournent autour de 10 millions de dollars par années.Voulez-vous savoir les salaires moyens des recteurs ?
Oui, ils gagnent quand même beaucoup moins que les PDG des banques… Mais comment dire aux étudiants de se serrer la ceinture lorsque, du haut d’une tour d’ivoire, on gère une organisation publique de façon douteuse avec des preuves énormes de corruption, de collusion et de négligence?

PatrickLagacé écrivait, durant la dernière campagne électorale de Jean Charest, que celui-ci arrivait à dire, sans sourciller, les pires énormités:

-Tony Tomassi est un bon ministre de la Famille.
-Financer à 100% des écoles privées juives, c'est juste de l'inclusion.
-Pas besoin d'une commission d'enquête.
PAS BESOIN D’UNE COMMISSION D’ENQUÊTE!!!!
Il est bien évident que si vous ne connaissez pas la commission Charbonneau, vous ne vivez pas au Québec.
Quel ramassis de voleurs et d’irresponsables sans aucune empathie (sinon pour leur propre compte de banque).
Je ne parlerai pas des gaz de Schiste, ni des centaines d’autres sujets délicats, y compris les redevances des grandes sociétés et corporations.
Je ne parlerai pas non plus du manque de transparences des grands partis politiques (Libéraux, PQ, etc.) et des scandales qui les suivent et leur collent à la peau. 
Aucun politicien ne semble jamais être redevable de ses actions ou de ses promesses. C’est une énorme farce. C'est ça, le vote stratégique....

Richard Martineau, un autre de nos nombreux démagogues d’estrade, s’est dépêché de critiquer les étudiants et leurs trains de vie.
Aujourd’hui, il se plaint des méchants gestionnaires de la ville de Montréal, qui ont coupé les services et augmentés les taxes pour arriver à payer la collusion et les pots de vin.
Pourtant, les étudiants qui demandent la gratuité ou le statu quo en revendiquant une meilleure gestion sont dans une position assez similaire.
Les indignés sont fatigués d’être témoins de tout ce cirque, et d’avoir à payer pour ça en plus.
Assez, c’est assez!

Pourtant, un matin parmi tant d’autres, j'ai aperçu la lumière d'un phare dans la brume de la nuit.

L’article provenant du cahier Affaires de La Presse, maintenant en ligne, parle de l'autre HEC.
Pour la première fois de ma vie, je m'y inscrirais sans hésitation!
On y parle de théorie sur un modèle de décroissance soutenable, et de la possibilité théorique d'une plus grande liberté dans une économie à l'échelle humaine.

J'ai toujours trouvé que l'économie actuelle ressemblait un peu trop au modèle pyramidal.

Enfin, des gens à contre-courant qui sauront être crédibles avec des arguments moins émotifs.

Reste encore à les faire découvrir au 75% de la population rétive à tout changement. C'est ici qu'on entre tous en jeux!
Car si qui se ressemble s'assemble, il faut maintenant sortir de nos bulles et rencontrer le vrai monde; les autres.

Assez d'indignations: il faudrait passer à l'action, car c’est possible!
Encore faut-il le vouloir.
C’ est un prérequis pour passer à l’action.

Ce n’est pas sortir de l’auberge qui presse, c’est sortir de la bergerie.




lundi 14 janvier 2013

-La roue qui tourne…(société)


Elle ne tourne pas vite, mais elle n’arrête jamais.
Ce matin, un bol de café au lait à la main, le nez dans le journal…
Un matin comme les autres.
Comme demain sans doute, et la semaine prochaine, si Dieu ou quoi que ce soit le veut.
Si mon cœur ne flanche pas d’ici là.
Si ma raison ne s’effrite pas au point de ne plus me rappeler qui je suis.
Ahhh, l’arôme, le goût, l’effluve chocolaté d’espresso latté et la chaleur.
Quelle grisaille pourrait venir à bout de ce petit bonheur,  équitable de surcroit?
Le chroniqueur parle de notre bon parti conservateur.
Il mentionne l’absence totale de transparence, la volonté évidente de contrôler les médias à défaut de pouvoir les bâillonner complètement.
La bataille contre l’avortement et les homosexuels, l’appui inconditionnel à Israël, le glissement du Canada axé sur le pacifisme vers une nation belliqueuse.
Nous sommes en guerre contre la chine qui s’infiltre sournoisement dans notre économie et contre les islamistes, vastes communautés richissimes et puissantes  ou très pauvres et facilement endoctrinables.
Ce parti qui soulève aussi une volonté de ne pas tenir compte des effets écologiques désastreux de l’exploitation des pétroles bitumineux.
Une chronique de plus sur un sujet abondamment couvert, mais dont personne ne semble se souvenir.
À croire que les Canadiens de l’ouest ne lisent pas les journaux.
J’ai entendu parler d’un parti fédéraliste et socialiste qui prônait le christianisme.
Il luttait fort contre le chômage, proposait des loisirs et des fêtes pour la population.
Ce parti se voyait comme le grand protecteur de la nation, prêt à pourfendre les ennemis du peuple et de ses intérêts. En se dotant rapidement d’une armée de guerre puissante pour parvenir à ses fins, il a pu mener la guerre contre ses ennemis, mais aussi contre tous ceux qui s’opposaient à sa vision ou ne cadraient pas dans ses valeurs.
Les homosexuels.
Les artistes.
Les juifs.
Vous aurez compris que je parle du Nationalsozialismus, dont l’acronyme « Nazisme » est une contraction.
Je ne dis pas que les conservateurs sont des nazis!
Mais je sonne la cloche.
Gardons les yeux ouverts.
Avec les événements de l’été rouge 2012, il est facile de voir que le pouvoir politique peut prendre les moyens qu’il veut pour mater les gens qui ne seront pas d’accord avec ses décisions, aussi discutables soient-elles.
On voit aussi que les élus de tous les rangs sont presque intouchables.
(un petit vidéo pour les curieux à voir, ici)


Je vous encourage (encore) à relire  1984 de George Orwell aussi.
Pour comprendre l’incroyable force de la propagande. Pour saisir aussi que nul n’est à l’abri du conditionnement.
Plus que jamais, il faut faire preuve de jugement et agir.
Il est facile de sortir dehors en épousant une cause sans se casser les méninges.
On peut brandir le poing, et se retrouver dans le mauvais camp, sans avoir compris quoi que ce soit.
Victime d’un mouvement social.
Les passions rendent l’humain terrible et vulnérable.
Restez intègres et musclez votre pouvoir de réflexion.
Nous traversons une période noire.
Celle d’avoir à notre disposition des outils incroyables de communications et l’accès à l’information.
La possibilité de nous instruire, et de ne pas répéter les erreurs de notre histoire.
La capacité d’être créatif.
Et surtout, oui surtout, celle de ne rien faire.

Bon.
Mon café est froid maintenant.

jeudi 10 janvier 2013

-Le cirque des bien pensants présente : la bêtise planifiée qu’on est forcé d’avaler…. (société)



Dans la presse du 3 janvier 2013, un petit encart…
Discret.
Sympathique même.
Avec un joli petit logo minimaliste et efficace.
Un survol rapide permet de comprendre que les ampoules DEL ont fait des pas de géants.
Un produit impressionnant par son rendement énergétique et sa durabilité.

(Bruit de disque en vinyle qu’on vient de rayer)…

La toute fin de l’article mentionne qu’en fait, il s’agit d’une forme d’obsolescence planifiée puisque 3M produira en grande quantité des ampoules DEL dotées d’une durée de 1000 heures.
Sachez que les ampoules DEL sont connues pour avoir la capacité d’éclairer pendant 10 000 ou même 100 000 heures!
…

Je ne trouve pas les mots pour qualifier ce genre d’agissements.

 J’ai bien trouvé quelques traces sur le web, à propos d’obsolescence planifiée, qu’on nomme aussi  désuétude ou obsolescence programmée.
Mais presque rien.
Je peux citer le réseau écologiste « les amis de la terre » avec la déclaration suivante :

«Malgré une action en justice aux États-Unis, Apple innove régulièrement pour maîtriser la durée de ses produits».

Ce qu’on leur reproche?

-Six générations d’I-phone en cinq ans
-Trois générations d’I-pad en deux ans.

L’impact en exploitation de ressources naturelles est énorme, mais la surproduction de déchets atteint un niveau délirant.
Ici, on ne parle que des produits Apple réservés  à une certaine élite de notre société.
Il est toujours possible de s’abstenir d’acheter ce genre de produits et d’arriver à vivre.
Mais tout ce que nous achetons est conçu pour briser rapidement.
Combien de temps, de ressources et d’énergie pouvons-nous encore consacrer à la gestion des déchets et à l’endettement des gens moins fortunés?
Parce qu’il faut du personnel et de l’équipement pour traiter cette quantité ridiculement élevée de déchets générée pour enrichir ceux qui sont déjà immensément riches.
L’ironie de s’arrête pas là.
J’ai toujours dit et pensé que les riches payaient moins cher.
Parce qu’ils ont les moyens, sans payer d’intérêts.
…Si seulement on était moins pressé d’assouvir nos désirs….
Mais cela est un autre débat.
Enfin. Dans le besoin, je vois souvent les gens acheter le modèle X le moins dispendieux. Pas par choix, mais selon leur moyen.
Lequel modèle X ne fonctionne pas vraiment bien et finie par briser après un court laps de temps.
Forcé de racheter un nouveau modèle, le consommateur en question aurait pu s’acheter la version de luxe une première fois, au lieu d’acheter deux ou même trois modèles moins chers qui n’auront pas duré dans le temps.
Moins dispendieux (et efficace) sur le coup, mais beaucoup plus cher à moyen ou long terme.
C’est désolant.

Pourquoi n’existe-t-il pas un organisme chargé de réglementer tout ça?
Nous pourrions donner des crédits d’impôt aux compagnies qui font des efforts quantifiables en ce sens, et pénaliser les compagnies qui continuent à engranger des profits sans êtres redevables de leur comportement néfaste et pour l’environnement, mais aussi pour la société.
Je crois que nos ministres de l’environnement sont des bouffons.
Et ceux de l'économie sont les administrateurs du cirque.

jeudi 3 janvier 2013

-Le choix (Philo-débat)


Choisir, c’est renoncer.
C’est se libérer des autres possibilités pour s’approprier un bout de chemin.
C’est tuer la victime en soi.
C’est crier haut et fort : je suis libre de faire ce que je veux jusqu’à ce que je choisisse autre chose!
C’est parfois même choisir sa propre croix pour en atténuer l’horreur.
C’est là que tout cesse d’être limpide.
Renoncer, pour moi, est le prélude avant de lâcher prise.
C’est la frontière qu’il faut franchir.
Un styx que nulle barque ne peut traverser sans faire naufrage.
J’y vois l’échec grimaçant qui savoure sa victoire et mon sang qui se glace.
Choisir entre un job aliénant ou une carrière excitante mais sans sécurité financière?
Choisir entre mettre du pain sur la table pour les enfants à tous les jours, ou leur donner comme modèle un homme éteint et soumis qui accepte de mourir un peu, à chaque jour qui passe, submergé par une existence inutile sur le chemin d’un non destin.
Les choix, pour moi, sont toujours difficiles. Ils sont le barrage dans le flot de mes rêves.          
Je comprends le principe, qui fait qu’une victime reprend le pouvoir de son existence lorsqu’elle choisit pleinement sa condition et l’assume complètement.
Je le comprends, mais je deviens fiévreux, fatigué. 
J’ai de la difficulté à me concentrer.
Je résiste et je lutte jusque dans mon inconscient. Je suis programmé de cette façon.
Je finis par arriver à choisir, mais au prix d’une lutte épuisante avec moi-même.
Évidemment, j’imagine qu’on peut aussi choisir de ne pas choisir et assumer le résultat.
Mais il y a toujours cette voix qui réclame d’avoir le choix.  Elle ne veut rien céder.
C’est la peur de faire le mauvais choix. C’est aussi celle de déplaire.
La crainte d’être poursuivi par le regret d’avoir été inapte à bien choisir.
Choisir d’étudier un métier qui finalement, ne convenait pas.
Avoir des enfants avec une partenaire qui n’en voulait peut-être pas.
Et pourtant.
Nos échecs forgent notre fort intérieur. Comme mon grand ami Nietzche, à qui je ferais bien une jambette de temps en temps, dit si bien; « Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort ».
Même si ça n’a pas marché avec la mère de mes enfants, je ne pourrais imaginer avoir eu des enfants avec quelqu’un d’autre. Ils sont la prunelle de mes yeux, mon oxygène.
Ils me remuent l’intérieur d’inquiétudes et de joies.
Je ne voudrais revenir en arrière pour rien au monde et risquer de perdre ce cadeau précieux, acquis dans l’adversité d’une relation qui n’en aura jamais été une, au final.
Tout!
Tout m’indique que je dois apprendre à faire des choix facilement.
Ce que je suis devenu.
Ce que je vais devenir.
Pourquoi lutter… Que faut-il comprendre de ce handicap crasse qui me turlupine et me vide parfois de mon énergie?
Lutter, c’est vouloir survivre. C’est chercher à conserver ses acquis.
On  ne lutte pas pour quelque chose qui nous tue à petit feu.
Ou peut-être que si?
Qu’y a-t-il de payant à être malheureux, à manquer les belles opportunités?
Où est le réconfort de s’enfoncer dans la dépression quand le salut est dans ce grand bol d’air frais qu’est l’action et le renouveau?
Est-ce la peur d’être responsable? De ne plus pouvoir blâmer personne d’autre que sois même?
C’est peut-être la peur d’empirer sa situation en faisant un nouveau choix qui ne sera pas porteur des promesses escomptées.
La peur…
Qui paralyse.
Qui détourne notre regard de l’horizon et nous force à contempler le passé.
Celle qui nous attache dans l’obscurité pour nous «protéger » de la lumière.
Je persiste à dire que sans rêves, il est presque impossible de s’épanouir...
 Mes rêves sont dans une impasse. Ils sont si lointains, que j’entends à peine leurs murmures à travers les brumes.
Je ne sais plus vers où aller. J’ai perdu mes repères.

Je ne sais pas dans quel métier me diriger. Rester travailleur autonome?
Devenir salarié?
Retourner aux études?
Tout ça en même temps?
Lorsque j’aurais enfin compris ma place et trouvé ma voix, je pourrai foncer vers l’avant.
Tout sera limpide, plus simple. Je pourrai canaliser mes énergies et redevenir efficace.
Alors le choix sera simple.
En attendant, il me faut lutter.
Je dois trouver le bon choix. Ou lâcher prise, et me laisser voguer…
Ah non!
J’ai déjà choisis de chercher…
Chercher le bon choix, rien de moins.
J’assume cette quête personnelle vars le bonheur professionnel.
J’accepte que ce ne sera peut-être pas facile.
Alors…
Alors quoi?
Afin de laisser la place à la réflexion, sans autre épilogue, Je choisis donc de cesser d’écrire sur le choix.
Faut bien commencer quelque part, non?


-Les Attentes (Philo-débat)


Déni?
Rêves?
Fantasme…
Projection concrète ?
Espérances…
Désespoirs…
Bienvenue au pays de la météo… 
Dans un univers où je voudrais performer et réaliser mes buts les plus fous.
Aujourd’hui, probabilités de réaliser mes objectifs de 60%.
Taux d’évènements contraignants de 20%.
Satisfaction relative de 25%.

Demain, ensoleillé…
Les attentes sont un château de cartes… Un salut financier au casino.
Je dis toujours que si les attentes exacerbent le désir, elles finissent souvent par tuer le plaisir.
Elles sont le prélude de la déception.
Elles sont l’enfant en nous, qui constate qu’un comptoir de limonade à cinq sous le verre ne pourra pas remplacer le job que papa a perdu.
Un espoir fou, qui donne des ailes. 
Une pensée fugace qui nous fait sourire.
Un boulet qui peut nous plonger dans l’abîme.
 Pour moi, c’est un paradoxe. Une quête d’un juste milieu fluctuant.
J’aime cette douce folie, cette ambition qui donne des ailes.
Toute grande réalisation commence par un rêve.
Mais une fois engagé sur le chemin de la réalisation, il n’est plus permis de regarder en arrière.
Nietzsche affirme que « douter, c’est ouvrir la porte à l’échec ».
Est-ce que l’attente est le maillon faible de la détermination?
L’attente du retour de celle que j’aime, après une longue absence, qui rend ce long baiser plus savoureux que tous les festins gastronomiques de la terre.
La différence entre faire l’amour et faire le sexe…
Le climax, propulsé par l’attente, car on sait déjà notre compatibilité chimique.
Puis quoi?
La routine…
Le quotidien et ses irritants qui nous font sourire… 
Mais qui, comme les vagues, grugent la falaise immuable, la réduisent doucement en sable.
L’amour se transforme en sexe.
Devient banal.
On oublie ce qui est toujours présent.
On s’oublie. On se perd.
Disparition de l’amour vers le néant d’une vie de labeur.
Alors peut-être que les attentes sont le sel de la vie?
Trop de sel vous durcit les artères… Cela finit par vous tuer.
Pas assez de sel….
Aucun goût.
Plus d’électrolytes.
Pas d’action.
Bon…
J’ai de grandes attentes en ce moment.
Je vais trouver le juste milieu.
Je m’y attèle maintenant. Mais je dois préparer le souper.
Peut-être après le lavage.
Ce soir, il y a cet ami que je n’ai pas vu depuis longtemps.
Demain alors.
Mais demain, c’est si loin.
Et si ma mémoire est bonne, lorsqu’on annonce ensoleillé, il finit parfois par pleuvoir, alors qu’à l’inverse, on peut rester à la maison et manquer une belle journée.
On ne peut rien prévoir avec exactitude.
C’est la seule chose exacte que je sache, en dehors de la certitude de mourir et de payer des taxes.
Sans attentes, on ne peut-être déçu.
Mais il manque ce petit «oumpf ».
Moi qui suis si affecté par l’ordre des choses… Je suis condamné à vivre dans le chaos.
Alors soit!
C’est mieux de valoir  la peine!
Je ne m’attends à rien de moins.


-La souffrance (Philo-débat)



Pour certains, elle lave les péchés du monde.
Pour d’autres, elle fait office de justice.
Elle peut être le résultat d’un évènement auquel on ne trouve pas d’explications.
Elle devient inexplicable, sans raison.
Comme la perte d’un être cher qui laisse tant de questions sans réponses, perdu dans l’obscurité entre tant de possibles qui se chevauchent dans le chaos.
Mais sans la souffrance, comment pourrions-nous quantifier le plaisir?
Il serait acquis, normal, banal.
Quel serait le moteur qui nous pousserait à commettre des gestes insensés pour l’être aimé?
Quelle serait la frontière qui nous indique que la mort rôde et nous attend si nous continuons dans cette direction.
Elle est universelle, faisant fi de la richesse ou du sexe, mais elle se régale particulièrement des êtres dont le cœur immense les empêche d’être distants.
La souffrance nous apprend la compassion, elle tisse les liens du sang et bâtit des amitiés à l’épreuve du temps.
C’est l’épreuve nécessaire, le passage rituel, la marque qui nous rend notre humanité.
Elle fait de nous un adulte, parfois avant le temps.
On peut vouloir s’en protéger en dominant son corps au-delà de ses limites physiques, mais elle a encore le pouvoir de s’insinuer dans le cœur des plus forts pour les mettre à genoux et les écraser dans un tourbillon de larmes.
Elle nous apprend l’humilité.
La compassion.
L’amour.
C’est la nuit qui ouvre la porte au soleil.

Ce sont des mots que je puise loin.
Ils sont peut-être trop lointains pour ma fille cadette.
Dis-toi que lorsque ta main est enfouie dans la mienne, plus rien ne peut l’atteindre.
J’ai accumulé toute ma souffrance pour en faire un bouclier et te protéger.
Parfois, quand je suis avec vous, j’ai presque l’impression que mon cœur de père pourrait arrêter la charge d’un train.
Ma blonde à raison.
Vous me rendez invincible.
Jamais je n’hésiterais à me sacrifier si j’avais à le faire.
Vous m’avez montré un côté lumineux de la vie que je ne connaissais pas. Je vous en serai toujours reconnaissant.
Vous avez nourri quelque chose qui a grandi, puis a fini par prendre tant de place. Une grosse boule de chaleur et d’amour qui m’a transformé.
Vous m’avez montré, avant même de le connaître, ce qu’est le véritable amour.
  

-Le lâcher prise (Philo-débat)


C’est parfois l’histoire d’une vie.
Le refus de reculer, d’accepter qu’on puisse s’être trompé.
La persistance de continuer à s’enfoncer alors que plein de portes vers des destins radieux sont ouvertes.

Pourquoi moi!?!

Pourquoi pas!?!



Lâcher prise, c’est cesser de vouloir faire payer celui qui vous a fait souffrir.
Il vous a déjà oublié.

Lâcher prise, c’est enjamber une faille béante sur des abîmes immondes.
C’est sentir le vide de l’inconnu nous appeler dans un hurlement terrifiant, aspirant la confiance, détruisant nos repères.
Puis souvent, une fois la faille enjambée, notre zone de confort se trouve repoussée.
Lâcher prise n’est pas un échec, c’est un remède contre l’inertie, c’est le choix d’être en mouvement dans un monde où ce qui est immobile s’effrite pour se répandre et se perdre dans l’univers infini.
Le confort n’est pas forcément synonyme de bien-être.
On peut trouver un certain confort dans une prison, dans l’assurance souffrante  d’être en terrain connu. 
Explorer, c’est avant tout s’ouvrir sur de nouveaux horizons. Ce n’est pas toujours risquer sa vie. Mais qu’importe le risque quand on peut mourir d’ennui, quand on suffoque dans notre prison de turpitudes. Mieux vaut risquer sa vie, quand on risque de mourir à ne rien faire.
Il faut juste sortir le nez dehors.
Lever la tête.
Plonger son regard dans le firmament pour contempler cette multitude d’étoiles.
Cette lumière spectrale qui nous provient du passé.
Pour avancer, il faut se détacher des considérations et faire le saut.
Il ne faut pas attendre la lumière, mais se préparer dans l’ombre. 
La lumière suivra. Elle est toujours attirée par les gens heureux ou par ceux qui ont du succès.
Je vous en souhaite tout plein.




-L’inertie (Philo-débat)




C’est la montagne qui ne viendra pas à vous.
C’est la rançon de l’effort.
Un plongeon qu’il faut faire dans des eaux troubles, loin du confort.
C’est le début d’un long siège. D’un matin brumeux que le soleil ne parvient pas à réchauffer.
L’ennemi en nous, s’infiltre et nous vide de notre énergie vitale.
La seule arme pour combattre l’inertie, c’est l’action. 
Elle semble bien lourde.
Dans son socle de pierre.
Dans sa gangue de rouille.
Toute autre solution s’approche dangereusement du déni;  un allié de l’inertie dans ce combat entre la lumière et l’obscurité.
Ses doigts glacés nous gardent dans les profondeurs cachées, distordent la réalité, nous empêchent de tenter une sortie pour briser l’isolement.
Elle fait briller de mille feux les raisons de ne pas agir. Elle les rend rutilantes, attirantes.
Des raisons pour s’enfoncer.
Y céder, c’est risquer l’amertume, le regret. C’est  voir le firmament recouvert d’un voile sombre.
Il faut briser le miroir qu’elle nous tend. Celui qui nous renvoie l’image détestable de cette personne que nous fuyons. Ce reflet qui fragmente notre estime et nous rend si fragiles que seule la fuite semble devenir une option.
Il faut se concentrer sur l’essentiel.
Ce que nous voulons.
Y croire vraiment.
Foncer.
Défoncer.
Hurler sa joie de vivre dans ses gestes et sa passion.
Se libérer enfin et prendre notre envol : Se réaliser.
…
Et plus tard, avoir ça à raconter devant un bon café.
Comme un enfant fier de son coup, pour qui la vie est encore un immense terrain de jeu.
Oui. Raconter ses faits d'armes comme les bardes le faisaient, autrefois.